jeudi 13 mars 2014

Lannemezan. «On en a marre de crever pour des actionnaires»

Lannemezan. «On en a marre de crever pour des actionnaires»

la parole aux anciens

Ils ont déjà connu une fermeture d'usine./Photo Laurent Dard.
Ils ont déjà connu une fermeture d'usine./Photo Laurent Dard.
Leur avenir professionnel est sans doute derrière eux. N’empêche, ils vivent très mal la situation présente. Pour eux, mais aussi pour les générations futures. Et puis, «les anciens» ont déjà donné. Des plans sociaux, des fermetures d’usines. Alors, ils disent stop.
«La première fermeture d’usine, cela a été terrible. On a dû rechercher un travail. Et, à 50 ans passés, ce n’est pas évident. Cinq ans après, on revit la même situation. On n’en peut plus», confie Chantal, 57 ans.
«Après trente ans d’usine, on a mal vécu la fermeture de Pechiney, car Pechiney, c’était pour nous une seconde famille. On s’est adaptés à Carbone Savoie et à nouveau, on prend un coup», avance Léon, 56 ans.
«On nous a souvent dit qu’ils étaient là pour cinq ans. Ce n’était pas faux. Tout ce que l’on a dans le ventre, on a envie de le hurler», souligne Jean-Claude, 57 ans.
«C’est un massacre. On en a marre de crever pour des actionnaires. Cela devient usant», conclut Gilles, 46 ans, qui a déjà vécu les fermetures d’usines à Pechiney Marignac, à Pechiney Auzat et à PechineyLannemezan.

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