vendredi 27 septembre 2013

Cancer du sein : «Casser l'image de la fatalité»

Cancer du sein : «Casser l'image de la fatalité»

octobre rose

Les principaux acteurs du dépistage réunis à la mairie, autour de Gérard Trémège./Photo Joël Boyé.
Les principaux acteurs du dépistage réunis à la mairie, autour de Gérard Trémège./Photo Joël Boyé.
Doc 65 se mobilise pour sensibiliser les femmes du département sur l’importance du dépistage organisé. Tarbes, Argelès et Lannemezan vont ouvrir des parapluies roses.
Tous les acteurs de l’opération «Octobre rose» désireux de promouvoir le dépistage du cancer du sein se sont réunis mercredi, à la mairie de Tarbes, autour de Gérard Trémège, premier magistrat, qui rappelle que l’an dernier, l’illumination du pic du Midi en rose a été une animation exceptionnelle. Cette année, très symboliquement, plus de 700 parapluies de cette couleur seront installés dans la rue Brauhauban, à Tarbes. «Ce qui devrait marquer les esprits.» L’objectif étant de sensibiliser les femmes de 50 à 74 ans sur l’importance du dépistage. Président de DOC 65 et de la Ligue contre le cancer, le docteur Bernard Couderc rappelle qu’il s’agit d’un problème de santé publique : 49.000 nouveaux cas chaque année et 11.900 décès. «Au cours de sa vie, 1 femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein.» D’où l’importance du dépistage systématique par mammographie qui est, tient-il à souligner «entièrement gratuit». On constate que ce sont les classes les plus défavorisées qui répondent le moins. Le futur 3e plan cancer prendra en compte ces inégalités. «Pour moi, en tant que vieux cancérologue, il n’y a pas photo. Une petite tumeur de moins de 1 cm a 90 % de chances de guérir si elle est dépistée», ajoute ce spécialiste. Il salue l’action d’Isabelle Comte, directrice de la CPAM, et celle du docteur Frédéric Mialhe, médecin coordonnateur de DOC 65 (dépistage organisé du cancer), décrit comme la cheville ouvrière d’Octobre rose.
«Le cancer n’est pas une fatalité», martèle ce dernier en remerciant la ville de Tarbes «qui a dit oui à tout». Il insiste sur la régularité du dépistage : «Faire la mammographie tous les deux ans permet de faire un diagnostic précoce. Et donc des traitements de moins en moins lourds et de plus en plus efficaces». Ses préconisations : dédramatiser l’image du cancer, être responsable de sa prévention.

Le chiffre : 3

villes > Du département se mobilisent. Tarbes, Argelès-Gazost et Lannemezan. Une rue dans chacune sera couverte de parapluies roses.

Le taux de participation a progressé

Le taux de participation a progressé de façon régulière depuis 2004. En 2012, sur une population de 19.000 femmes concernées, 58 % des personnes invitées ont bénéficié d’un dépistage. 94 cancers du sein ont pu être ainsi détectés. Néanmoins, la participation des femmes à ce programme reste encore insuffisante, un taux de 70 % étant estimé nécessaire pour pouvoir, par une prise en charge précoce, réduire la mortalité par cancer du sein.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire