vendredi 7 décembre 2012

Douze PME régionales participent au salon Pollutec


Douze PME régionales participent au salon Pollutec

ÉCONOMIE VERTE

La Région veut faire émerger d'autres secteurs porteurs de futur./photo archives DDM - Tous droits réservés. Copie interdite.
La Région veut faire émerger d'autres secteurs porteurs de futur./photo archives DDM ()
La Région veut faire émerger d'autres secteurs porteurs de futur./photo archives DDM
Sous la houlette de Midi-Pyrénées Expansion et de la CCI Régionale, douze entreprises de la région seront participent au salon Pollutec, à Lyon, depuis hier et jusqu'à vendredi.
«Midi-Pyrénées n'est pas seulement une terre d'aéronautique» indiquait Bernard Plano, le président de Midi-Pyrénées Expansion, l'agence de développement économique de la région, lors de la présentation de «l'opération Pollutec». Et d'ajouter : «C'est une volonté stratégique de la Région de montrer que nous sommes capables de faire émerger d'autres secteurs porteurs de futur». Parmi ces secteurs figurent, les industries de l'environnement qui, rappelait-il, comptent à ce jour 1 800 entreprises représentant 15 500 salariés, soit l'équivalent de la filière industrielle automobile.
Cette économique verte, «appelée à prendre une grande place», compte quatre grands secteurs, l'eau, les éco-matériaux, les déchets et les énergies renouvelables. Et si Midi-Pyrénées jouit de nombreuses qualités (25 % de sa consommation électrique est issue des barrages hydrauliques de montagne, l'ensoleillement en fait la deuxième région sur le photovoltaïque en France), elle dispose d'atouts autres que naturels avec des pôles de compétitivité structurants ou encore des laboratoires de recherche et un pôle de formation performants.
C'est dans le vivier d'entreprises innovantes du réseau Creamed (qui regroupe les pépinières de l'Eurorégion Pyrénées Méditerranée) qu'ont été sélectionnées douze jeunes pousses* de la région pour participer à Lyon, à Pollutec 2012, la vitrine mondiale des industries de l'environnement. Elles y seront accompagnées et hébergées sur un stand régional cofinancé par la Chambre de Commerce et d'Industrie Régionale (CCIR) et le Conseil Régional. Dans ce contexte très ouvert sur l'innovation et l'International, l'occasion est belle de se faire connaître voire d'engranger des commandes.
*ABC Membrane, ACT 21, Ad Fine, Agoa Environnement, BM Manutention, Borel France, Cluster Water Sensors and Membranes, Eauclin, Ennovia, IBR, Overlab.

Région : 1800 entreprises

Les 1 800 entreprises recensées représentent plus de 15500 salariés. Près d'une sur
deux a moins de six ans d'ancienneté et 75 % ont
moins de 10 salariés. La CCI de Région a décidé de créer un club régional des éco-entreprises afin que les membres s'informent, partagent les expériences et aider à la promotion de la filière.
J.-P.M.

Aéromart décolle plein gaz


Aéromart décolle plein gaz

TOULOUSE

Les élus ont inauguré et visité la neuvième édition d'Aeromart hier à Toulouse./ Photo DDM David Bécus - Tous droits réservés. Copie interdite.
Les élus ont inauguré et visité la neuvième édition d'Aeromart hier à Toulouse./ Photo DDM David Bécus ()
Les élus ont inauguré et visité la neuvième édition d'Aeromart hier à Toulouse./ Photo DDM David Bécus
Hier a été donné à Toulouse le coup d'envoi d'Aeromart. La convention d'affaires qui réunit les plus grands acteurs mondiaux de l'aéronautique rassemble jusqu'à ce soir 2 300 participants venus de 45 pays.
Pour la neuvième édition d'Aeromart, les compteurs se sont affolés. Le rendez-vous toulousain qui est devenu la première convention d'affaires mondiale de l'aéronautique accueille en effet jusqu'à ce soir plus de 2 300 participants venus de 45 pays. Organisé depuis neuf ans par la Région Midi-Pyrénées et la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, Aeromart est le lieu de rencontre entre les donneurs et les preneurs d'ordre du monde aéronautique.
Concrètement, tous les grands avionneurs comme Airbus, Boeing, le Brésilien Embraer, ATR, le Russe Sukhoi, etc. cherchent à Toulouse des fournisseurs capables de livrer des pièces ou des services. «Notre filière aéronautique est unique au monde et Aeromart est l'occasion de faire connaître les savoir-faire de nos PME pour qu'elles détectent des opportunités commerciales et décrochent de nouveaux clients» a expliqué hier Alain Di Crescenzo, le président de la CCI de Toulouse.

15000 rendez-vous d'affaires

Car Aeromart n'est pas un salon vitrine comme peut l'être Le Bourget. C'est une convention durant laquelle les participants font des affaires. Se faire connaître d'un grand donneur d'ordre, montrer ses savoir-faire voire prendre des commandes, voilà ce que sont venus faire les chefs d'entreprise de l'aéronautique. Au total, 15 000 rendez-vous d'affaires sont organisés entre les 2 300 participants. «Par sa dimension, Aeromart est devenu le numéro un mondial. Et nous dupliquons le concept en Chine et à Montréal pour ouvrir les marchés mondiaux à nos PME régionales» a ajouté Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées. Sur les 1 200 entreprises présentes sur le salon 150 sont originaires de Midi-Pyrénées (dont 63 PME) et peuvent donc prospecter le monde entier en deux jours à moindre frais, sans se déplacer.
L'accent est en effet mis sur l'export, relais de croissance indispensable pour les PME. «Outre le Japon et le Canada, les deux pays à l'honneur cette année, nous accueillons pour la première fois la Malaisie, la Corée du Sud et la Turquie» a listé Bernard Plano, président de Midi-Pyrénées Expansion. L'Allemagne, la Chine, le Royaume-Uni ou les États-Unis ont par ailleurs dépêché des délégations importantes, signe de la montée en puissance d'Aeromart.

9 000 embauches dans la région

La filière aéronautique emploie 80 000 salariés dans la région et bénéficie d'une visibilité inédite puisque les carnets de commandes d'Airbus et donc des sous-traitants affichent sept ans de travail. Face à la hausse des ventes d'Airbus, le secteur va recruter 9 000 personnes dans les deux prochaines années. Le défi pour les PME est donc désormais d'assurer les cadences, de recruter et de former des salariés.
Gil Bousquet

«La région est moins touchée mais la situation n'est pas brillante »


«La région est moins touchée mais la situation n'est pas brillante »

Bernard Raynaud, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées./ DDM - Tous droits réservés. Copie interdite.
Bernard Raynaud, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées./ DDM ()
Bernard Raynaud, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées./ DDM
Bernard Raynaud, le vice-président du Conseil régional de Midi-Pyrénées en charge de questions économiques, revient sur la conjoncture économique du Grand Sud et sur les moyens d’accompagner financièrement les entreprises pour leur permettre de franchir certains caps.
Quels sont les secteurs qui portent l'activité économique de la région ?
La région Midi-Pyrénées est toujours moins grandement touchée que certaines autres, notamment grâce à l'aéronautique et l'espace, des secteurs dont les difficultés viennent finalement plus de leurs plans de charge trop importants. Les choses vont bien en terme d'emploi, les grands donneurs d'ordre et les sous-traitants recrutent. Ces secteurs contribuent à améliorer l'image économique régionale notamment via l'export.
Le deuxième secteur d'activité qui se porte bien est l'agroalimentaire : la salaisonnerie, la charcuterie, les activités traiteur ou les plats préparés.
Les cabinets d'études pour les entreprises industrielles sont en bonne santé également, mais se préparent déjà pour la suite. Les TIC sont en progression, même si des jeunes entreprises en développement font face à des crises de croissance.
Quelles sont les entreprises qui connaissent une conjoncture plus difficile ?
Dans le bâtiment, les choses sont plus contrastées avec des reprises et des rechutes régulières. Nous traversons actuellement une période à nouveau difficile. Mais la filière la plus touchée est celle des travaux publics. Le secteur fait face à des plans de licenciement et de restructuration, ce qui est lié évidemment à la baisse d'activités et aux difficultés des collectivités. La commande publique représente en effet 70 % de leur chiffre d'affaires et ralentit fortement. Je ne pense pas qu'une embellie soit prévisible, de ce côté, avant 2013 quand la question de la réforme des collectivités sera tranchée.
Le textile est toujours en difficultés, même si de petites TPE tirent leur épingle du jeu individuellement notamment à l'export. La filière automobile connaît également des difficultés inquiétantes. Le bois est, lui, soumis aux aléas du bâtiment.
Globalement, on peut donc dire que la région est moins touchée, mais quand on y regarde de plus près, la situation n'est pourtant pas brillante.
Qu'en est-il de la situation de l'emploi ?
Sur le front de l'emploi, nous ne sommes pas très bien non plus et nous nous positionnons même un peu au-delà de la moyenne nationale, presque à 10 % pour notre taux de chômage. Nous n'avons pas revécu de grandes catastrophes comme nous en avons connues par le passé. Nous sommes en attente sur le pôle Cancer Bio Santé des annonces de Sanofi. Mais des petites structures moins connues licencient aussi et le domaine du commerce traditionnel ressent la baisse du pouvoir d'achat ce qui se traduit par des baisses de chiffres d'affaires des commerçants.
Nous vivons une situation paradoxale, car des secteurs embauchent mais à cause de questions liées à la formation ne trouvent pas les techniciens supérieurs ou les ingénieurs nécessaires à leurs besoins. Il faudra faire attention dans les prochaines années, car si nos entreprises n'augmentent pas leurs capacités, leurs plans de charges pourraient être confiés à des entreprises extérieures dans le cadre de délocalisation.
Quelle est la marge de progression de la région ?
Nous partons d'un constat en Midi-Pyrénées, qui vaut pour le reste de la France d'ailleurs, nos entreprises sont petites et elles sont sous-capitalisées. Toutes activités confondues, 93 % des entreprises de la région ont moins de 20 salariés. Faute d'avoir des fonds, elles ont des difficultés pour se développer, innover, ou exporter. L'innovation réclame en effet une stratégie à moyen terme, une recherche, un transfert de technologie, une industrialisation et la recherche de nouveaux marchés.
La question de la taille des entreprises est vitale pour nous situer dans la compétition internationale.
De plus, deuxième élément, nous manquons d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) de plus de 250 personnes. Elles se comptent sur les doigts des deux mains dans la région. Pour être un acteur significatif sur le marché, il s'agit pourtant d'une taille critique.
Comment parer à ces écueils ?
En Midi-Pyrénées, nous sommes plutôt bien dotés en structure de renforcement de fonds propres avec Midi-Pyrénées Croissance, l'Irdi ou les business-angels. Mais il faut que la stratégie des entreprises soit clairement identifiable et qu'elles acceptent de voir entrer dans leur giron des investisseurs extérieurs.
Nous avons donc mis en place un nouveau fonds d'amorçage interrégional, commun avec l'Aquitaine, à destination des entreprises innovantes qui ont du mal à boucler leur deuxième tour de table. Irdinov est doté de 30 millions d'euros, qui vont nous permettre d'accompagner ces structures dans le passage d'un seuil critique. Les prises de participation seront de l'ordre de 300/500 000 euros. Midi-Pyrénées Croissance va, de son côté, augmenter son capital pour répondre aux besoins des entreprises en dessous de 250 000 euros.
Qu'en est-il des autres entreprises ?
Nous avons également souhaité mettre en place un dispositif spécifique pour les passages de seuil après avoir identifié des PME de la région qui ont une capacité à se développer de manière importante en passant du statut de PME à celui d'ETI, ou qui doivent franchir d'autres seuils techniques et psychologiques difficiles comme celui des 50 salariés.
Nous allons d'abord les accompagner de manière traditionnelle dans des projets de développement à court terme avec les contrats d'appui, en leur proposant des subventions plutôt que des avances remboursables. Nous sommes ici aux alentours d'enveloppes d'un million d'euros, soit des montants qui comptent. Ces outils permettent d'intervenir de manière concrète et rapide.
Nous sommes allés encore plus loin en ciblant une centaine d'entreprises de Midi-Pyrénées. Une trentaine d'entre elles va recevoir un accompagnement approfondi. Nous allons notamment les coacher à l'export via deux dispositifs : la présence physique à leur côté pendant un an à l'étranger dans quatre pays identifiés (la Chine, le Japon, les États-Unis et le Canada) et une plateforme qui leur permettra d'avoir des réponses sur les marchés de 186 pays ainsi qu'une expertise individuelle. Ce dispositif vaut pour toutes les entreprises d'ailleurs.
Le coaching spécifique durera autant de temps que l'entreprise le désirera. Nous assurerons également l'interface avec MPI et MPE.
Enfin nous sommes en attente d'outils financiers supplémentaires avec la Banque Publique d'Investissement qui sera mise en place dans les prochains mois et déclinée au plan régional.
La Dépêche du Midi

Rezopep : Une nouvelle gouvernance pour le Réseau de Pépinières


Rezopep : Une nouvelle gouvernance pour le Réseau de Pépinières

Comme nous l'avions annoncé dès le mois de juillet dernier (cf mps n°1890), le réseau des pépinières Midi-Pyrénées (Rezopep), piloté par l'agence régionale Midi-Pyrénées Expansion (MPE) et qui fédère 20 structures sur la région, s'offre un nouveau mode de gouvernance.
Dans les faits, le bureau de l'association, jusqu'ici constitué par les techniciens des pépinières, est dorénavant l'émanation des collectivités qui portent les pépinières sur leur territoire.
Le nouveau président de l'association est Alain Sérieys,1er vice-président, chargé de la communication et de l'animation économique de la communauté d'agglomération du Sicoval, représentant des pépinières Prologue et Prologue Biotech à Labège. Il succède à Didier Kuss, directeur d'Ariège Expansion, en charge de la gestion des pépinières ariégeoises Cap Delta, Cap Couserans et Cap Mirabeau.
Vice-Président : Bernard Raynaud, Vice-Président de la Région Midi-Pyrénées, en charge du développement économique, de l'innovation et de l'emploi.
Trésorier : Gérard Abadie, président de la pépinière d'entreprises Crescendo à Tarbes.
Trésorier-Adjoint : Stéphane Mirc, conseiller régional.
Secrétaire : Bernard Plano, conseiller régional, président de Midi-Pyrénées Expansion.
Secrétaire-Adjoint : Geneviève Lagarde, présidente du syndicat mixte de la zone Cahors-Sud, représentante de la pépinière d'entreprises Cadurcia à Fontanes.
www.midipresse.fr

Figeac. Mecanic Vallée, MPI et MPE s'associent pour le développement du territoire


Figeac. Mecanic Vallée, MPI et MPE s'associent pour le développement du territoire

INDUSTRIES

Les trois présidents de MPI, Mecanic vallée et MPE./ Photo DDM, Lae B. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Les trois présidents de MPI, Mecanic vallée et MPE./ Photo DDM, Lae B. ()
Les trois présidents de MPI, Mecanic vallée et MPE./ Photo DDM, Lae B.
La Mecanic Vallée multiplie les initiatives. Mercredi soir, précédant les 14es Rencontres industrielles du territoire, Marc Gomez, président de Mecanic Vallée, réunissait plusieurs partenaires afin de poursuivre la dynamique de développement.
C'est à l'Hôtel du pont d'Or, que Mecanic Vallée, Midi-Pyrénées Expansion et Midi-Pyrénées Innovation, en lien avec les deux agences de développement économique Aveyron Expansion et Sem LDA, renouvelaient cette convention pour trois ans.
Elle acte la collaboration tripartite, dont l'objectif principal est d'accompagner les projets de création ou de développement des entreprises de Mecanic Vallée, en Midi-Pyrénées.
Ensemble, ils porteront des actions collectives, pour répondre aux besoins des entrepreneurs locaux. La complémentarité de leurs missions apportera aussi une synergie forte aux démarches et projets engagés.
«Le retour de nos adhérents est bon, ils trouvent en chacune de nos structures l'ensemble des accompagnements nécessaires. Ensemble, nous sommes plus efficaces et plus réactifs à leurs besoins. Dans un monde où la vitesse est devenue le nerf de la guerre, cette coopération est très positive», insistait Marc Gomez.
Partageant ce discours, Catherine Jeandel, présidente de MPI rappelait «la nécessité d'encourager les entreprises à participer aux animations de territoire. L'innovation est quelque chose d'interactif, qui se partage dans les deux sens. Ces rencontres que nous organisons sont l'occasion de construire son réseau.»
Pour Bernard Plano, président de MPE : «Il est important de trouver des projets coopératifs, pour se projeter dans l'avenir. Nous travaillons à l'implantation de nos sociétés sur d'autres marchés, car elles sont aujourd'hui sous-traitantes et dépendantes des donneurs d'ordre. Allons vers la conception de produits propres pour être plus indépendants, et anticipons les passages technologiques pour nous projeter vers demain.»
La Dépêche du Midi

jeudi 6 décembre 2012

Lannemezan. Rugby : avec les jeunes du CAL


Lannemezan. Rugby : avec les jeunes du CAL

Mathieu Berbizier, le demi d'ouverture des cadets Teulière. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Mathieu Berbizier, le demi d'ouverture des cadets Teulière. ()
Mathieu Berbizier, le demi d'ouverture des cadets Teulière.
Ce dernier week-end, les juniors Balandrade et les Bélascain étaient au repos. Les cadets Teulière et la nationale B jouaient en championnat. Détails.
À Masseube, samedi, les cadets Teulière se sont imposés face aux locaux : 35-11. Les «rouge et blanc» ont marqué 5 essais dont 3 signés Gauthier Enfedaque. Les 2 autres ont été marqués par Loïc Moncassin et Mathieu Berbizier. Hugo Verdu a passé 2 pénalités et une transformation. Une 2e transformation a été réussie par Mathieu Berbizier.
Patrick Gindre, l'un des entraîneurs, a résumé la rencontre : «L'objectif était, bien sûr, de gagner à Masseube, il a été atteint. À noter le comportement de l'adversaire, qui n'a cessé de jouer jusqu'au bout malgré le score, qui n'a pas cédé à la tentation de pourrir le match. Les vingt premières minutes ont été ennuyeuses, succession de fautes de main, certes il faisait froid, au diable les consignes, de mauvais choix, un manque d'engagement dans les rucks. On subit sans réelle réaction, on assure juste le minimum. Il faudra attendre la 22e minute pour voir enfin un beau mouvement de nos trois-quarts après un ballon gagné par nos avants dans un regroupement, et c'est tout. 13-6 à la pause, il est temps de réagir, se ressaisir et imposer notre jeu. Quelques beaux mouvements au large, une belle agressivité sur les points de rencontre, de la rigueur en défense et le match devient plus facile. De quoi aller derrière la ligne à 4 reprises en 2e mi-temps».
L'équipe : Fabien Souverville ; Bastien Biraben, André Bazi, Gauthier Enfedaque, Tasfat Ousman ; (o) Mathieu Berbizier, (m) Hugo Verdu ; Gauthier Perriguet, François Moreno, Florent Verbizier ; Loïc Moncassin, Lucas Desbet ; Ange Lambert, Joris Louge, Rémi Feraud. Remplaçants : Romain Querol, Raphaël Ricaud, Thibault Dorgans, Rémi Martinez, Sébastien Védère, Baptiste Dubosq, Kévin Ruffat.
À François-Sarrat, dimanche, la nationale B l'a emporté face à sa voisine de Bagnères : 10-9.
Michel Antichan et Jean Baillès avaient aligné : Julien Sarrat ; Guillaume Bajou, Aurélien Saint-Martin, Bertrand Lacrampe, Tibault Ducos ; (o) Romain Duport, (m) Bastien Philippe ; Lilian Baguette, Jérémy Latapie, Benjamin Agut ; Benoît Duffau Guillaume Viau (cap.) ; Youn Salle, Florian Noguès, Cyril Pouységur. Remplaçants : Olivier Dou, Johan Cazcarra, Damien Despouy, Vincent Touzanne, Pierre Laran, David Gabarre et Pierre Durancet.
Du côté de l'école de rugby (Entente Lannemezan/Castenau-Magnoac/Capvern/Ayguette), toutes les catégories disputaient des tournois. Les moins de 7, 9 et 11 ans étaient au Marquisat, contre leurs homologues de Trie et l'Entente Marquisat/Ibos/Azereix. Les moins de 13 et 15 ans jouaient, à Lannemezan, un tournoi départemental avec l'Entente Esca/Tournay et le TPR II. Joël Pailhé
La Dépêche du Midi

Lannemezan. Des arguments contre le site d'enfouissement


Lannemezan. Des arguments contre le site d'enfouissement

ENVIRONNEMENT

Michel Gros et Michel Suères, le président de Sauvons notre Plateau et son environnement. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Michel Gros et Michel Suères, le président de Sauvons notre Plateau et son environnement. ()
Michel Gros et Michel Suères, le président de Sauvons notre Plateau et son environnement.
Ayant fait le choix de travailler en profondeur les dossiers plutôt que de s'agiter, l'association Sauvons notre plateau et son environnement, présidée par Michel Suères, amène au débat des arguments qu'elle qualifie «de poids» contre l'installation d'une aire de stockage de déchets non dangereux sur la lande de Capvern-Avezac.
En effet, elle préfère présenter des arguments pensés, réfléchis, «solides», contre une possible implantation du site à cet endroit, que multiplier les invectives et les mobilisations de population afin de peser dans le choix final.
Parmi les éléments avancés, l'un porte sur les nuisances, l'autre concerne la présence d'espèces protégées, un autre vise la proximité de l'usine Arkema.

Un vent nauséabond

«Nous voulons informer les Lannemezanais que pendant une période d'observation, du 14 juin au 13 août 2012, le vent venant de la décharge actuelle soufflait en direction de Lannemezan pendant dix jours cumulés. Avec une extension, la population serait encore plus exposée à l'inhalation de particules en suspension dangereuses, de poussières toxiques et d'odeurs nauséabondes», met en avant Michel Gros, le porte-parole de l'association.
Autre élément avancé : l'expertise faite par Pierre Barataud, naturaliste, qui relève l'existence d'espèces protégées comme les couleuvres vertes et jaunes, à collier, entre autres, ainsi que des tritons palmés et des salamandres tachetées et de crapauds communs.
L'association fait également valoir la présence à proximité d'une usine classée Seveso 4, à savoir Arkema qui, dixit Michel Gros, «est incompatible avec les casiers d'enfouissement de déchets pour des raisons de production de gaz méthane, hautement inflammable».
«On serait en droit de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui», prévient le porte-parole de l'association.
Enfin, Michel Gros souligne l'exaspération des riverains «qui ont déjà trop donné, sur le plan des nuisances».
La réponse de Guy Poedomenge, président du SMTD 65
Pour Guy Poedomenge, le président du Syndicat mixte de traitement des déchets (SMTD) : «Aujourd'hui, rien n'est décidé concernant le choix du site. Il y a seize endroits potentiels. La décision sera rendue par le comité syndical du SMTD (Syndicat mixte de traitement des déchets) après la restitution de l'étude de la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne, soit courant janvier, sur la base de 25 critères. À propos des arguments avancés par l'association Sauvons notre Plateau, je n'ai aucun commentaire à faire sur la présence de la faune à cet endroit car aucune étude d'impact n'avait à être conduite jusqu'à la désignation d'un site. Concernant Arkema, on ne peut que contester sa présence. L'étude en cours dira si l'implantation d'un site d'enfouissement est possible ou non avec les textes en vigueur. Notre compétence s'arrête au traitement des déchets. Nous respecterons strictement la réglementation».
Christian Sarrabayrouse