vendredi 8 avril 2011

Lannemezan. Ovations pour la môme Chollet


Lannemezan. Ovations pour la môme Chollet spectacle Christelle Chollet a réussi son spectacle à Lannemezan./Photo J.-C. D. OAS_AD("Position1");


C'est en bon connaisseur que le service culturel de Lannemezan accueillait, samedi soir, Christelle Chollet. Une ville de Lannemezan qui n'était pas inconnue pour elle, car elle est tarnaise d'origine. Ciré et casque jaune, short court, bas résille, bottes montantes, Christelle Chollet a réussi à créer un personnage original et unique en son genre. Elle a ébloui les Lannemezanais qui lui ont bien rendu par une « standing ovation » des plus sympathiques à la conclusion de son one-woman-show. Ils étaient un peu plus de 300, à la salle des fêtes, à partager ce feu d'artifice d'une heure et demie de gouaille joyeuse entremêlée d'apartés et de réflexions sociales judicieuses. Par son énergie et aussi un scénario bien ficelé, Christelle Chollet a su entraîner et faire participer le public au spectacle d'humour délirant. N'est-ce pas, MM. Rolex et Festina ! Mais aussi, elle a donné à apprécier sa qualité de chanteuse. Une voix superbe qui n'a rien à envier à quiconque. Toujours en décalage avec son pianiste ou l'événement, elle joue à merveille de cette complicité. Bondissant de l'un à l'autre, elle sait être drôle sans vulgarité et vous saisit aussi par sa voix vibrante et émouvante dans les reprises des « canons » d'Édith Piaf. Elle incarne plus Édith Piaf qu'elle ne l'imite. Ce n'est pas donné à tous les artistes. Un choix de spectacle que les spectateurs unanimes sont prêts à renouveler.

Appliqué Gaétan Rousse


Appliqué Gaétan Rousse rugby:portrait Gaétan Rousse, demi de mêlée des cadets du CAL. OAS_AD("Position1");


Gaétan Rousse est tombé tout petit dans la marmite du rugby. Son père fut, pendant de longues années, le talentueux arrière du Magnoac FC. C'est donc tout naturellement à l'école de rugby du Magnoac qu'il a fait ses premiers pas avant de rejoindre, en benjamins, le regroupement avec le CAL. Au poste de demi de mêlée, il est l'animateur et l'organisateur du jeu de son équipe. Courageux et efficace en défense, toujours bien placé, il possède aussi un bon jeu au pied. Quand on lui demande son projet pour l'avenir, la réponse est toute en modestie, à l'image du garçon : « J'espère pouvoir jouer un jour en fédérale 1 à Lannemezan et finir ma carrière au Magnoac ». État civil : Gaétan Rousse est né en 1995 et habite à Cizos, près de Castelnau-Magnoac. Il est élève de seconde au lycée Beaulieu à Auch. Son avis sur l'équipe des cadets du regroupement CAL : « On a raté notre début de saison. On s'était ensuite bien repris avec deux belles victoires contre Villefranche, le leader de la poule. Mais la défaite chez nous, contre Fleurance, nous a remis dans le doute et on a mal terminé la saison. C'est dommage parce que le groupe est bon. Mais nous avons une majorité de joueurs de première année et c'est prometteur pour l'année prochaine. » Recueilli par B.R.

Les Ch'tis de Lannemezan perpétuent les traditions


Les Ch'tis de Lannemezan perpétuent les traditions identité Jean Autés est un des Ch'tis qui résident à Lannemezan. Il défend sa région d'origine./Photo A. Maillé. OAS_AD("Position1");


Une petite communauté ch'ti vit à Lannnemezan. Forte d'une trentaine de personnes, elle essaie de respecter et de perpétrer les traditions du Nord-Pas-de-Calais. Jean Autès, qui habite Lannemezan depuis 1999 mais a vu le jour à Arras, dans le Pas-de-Calais, est Ch'ti et le revendique haut et fort. Mais d'ailleurs, entre un Ch'ti et un Ch'timi, qu'elle différence pour nous, gens du Sud ? Jean Autés explique : « Le Ch'ti habite les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Le Ch'timi, quant à lui, est le cousin picard des départements de l'Aisne, du nord de l'Oise et de la Somme. À ne pas confondre, comme il convient entre les Basques et les Béarnais. Nous sommes une trentaine de Ch'tis qui habitons Lannemezan, explique Jean Autès. » Et de préciser : « Nous nous rencontrons, nous essayons de perpétuer, dans le Sud, les traditions de notre Nord natal. Comme les fêtes de la Saint-Nicolas au mois de décembre ou encore la Sainte-Catherine, ou encore la grande braderie de Lille où l'on consomme le traditionnel plat moules, frites, bière. Chez nous, chaque quartier de chaque ville est représenté par un géant. En 2007, j'avais organisé un rassemblement de Ch'tis à Lannemezan. Nous avions alors fait défiler nos géants, venus du Nord dans les rues de la ville. Nous avons une amicale, celle des Ch'ti du Plateau et des vallées d'Aure et du Louron. Au mois de mai, est organisé à Nancras, en Charente-Maritime, un grand rassemblement régional. J'invite tous les Ch'tis du Plateau et des vallées à s'y rendre ». repères Le chiffre : 30 Ch'tiS > A Lannemezan. Ils sont une trentaine, originaires du Nord-Pas-de-Calais, à vivre à Lannemezan. Rassemblement « Comme dans Ch'nord ». À Nancras (17). Les 11, 12 et 13 juin prochain, organisation du voyage par les Ch'tis du plateau d'Aure et du Louron. Au programme : animations, artistes du Nord, cavalcades, les Carnaleux de Gravelines, les Bitoutes de Goodswarvelde… Expositions, stands de produits régionaux, visite d'une distillerie... Prix, pour 3 jours : 200 €. Renseignements et inscriptions au 05.62.98.01.99 ou 06.36.22.78.17.

"Né coupable" d'être Rom au camp de Lannemezan


"Né coupable" d'être Rom au camp de Lannemezan hautes-pyrénées Louis Gusmann et la photo de lui avec ses frères et autour de ses parents. Sa sœur aînée s'est mariée au camp de Lannemezan/Photo DDM P.C. OAS_AD("Position1");


On leur dit « fils du vent ». Lui se contente d'être fils d'Adam. « Huitième enfant né d'Adam Gusmann, Rom Kalderash, chaudronnier « dit Damo » et de Gladel Weinstein « Manouche de Bordeaux », résume Louis Gusmann, venu au monde il y a 67 ans au camp d'internement des nomades de Lannemezan. Le camp d'internement de Lannemezan ? Pendant la dernière guerre mondiale, il n'avait ni miradors ni barbelés, mais les Français parqués là n'en étaient pas moins prisonniers, sur la lande à l'entrée de la ville, où ils furent abandonnés à eux-mêmes en 1940 avant d'être collés entre les murs d'un hôpital inachevé, pas loin de la mairie en 1941. « Ce qui était très pervers de la part de l'administration, qui avait calculé qu'il aurait fallu fournir l'alimentation dans un vrai camp » rappelle Sylviane Guinle-Lorinet, historienne ayant sorti cette page sombre de l'oubli, dans les Hautes-Pyrénées. La misère et la famine « Cette histoire trouée » des Roms qui dès le 6 avril 1940 en France ont été les premiers enfermés, victimes du racisme anti-nomades avant même l'invasion allemande, et « les derniers libérés en 1946 » souligne l'historienne. « Histoire trouée » dont une récente plaque atteste désormais, à Lannemezan. Et quelques rares mémoires dont celle de Louis Gusmann. Photos étalées sur la table de jardin devant son mobil-home de Bordères, à côté de Tarbes, les images donnent alors à voir la famille. Côté maternel « où la moitié a disparu déportée ». Côté paternel, aussi. « Et le camp, c'est à moi que mon père en a parlé le plus » reprend Louis. Ce qui revenait alors ? « La famine, la misère. La faim, oui. » Parce que les Roms avaient juste le droit de sortir jusqu'à 18 heures pour se procurer de quoi survivre. « Heureusement avec les habitants, ça se passait bien. à Lannemezan, dans le fond, les gens étaient gentils. L'hiver, ils prenaient les gosses à la cheminée pour les chauffer et laissaient les jeunes déterrer les raves du bétail, pour manger. » Mais s'ils n'étaient pas rentrés pour l'appel… « les gendarmes les passaient à tabac. J'ai un cousin qui a été laissé pour mort » poursuit Louis. Dont un autre cousin a été criblé de balles par les Allemands, à Lannemezan, son frère perdant trois doigts, ce jour de juin 1944, alors qu'ils ramassaient du bois. Le camp ? Ce qui a fait aussi qu'ils ne sont jamais repartis. « Car ce que tout le monde a oublié, c'est qu'on nous avait réquisitionnés nos chevaux. » Depuis ? Ah depuis… « Le regard n'a pas évolué, il a même empiré » estime Louis. Français qui a travaillé toute sa vie mais à qui l'on a longtemps refusé ses papiers et le droit de voter… « né coupable » d'être Rom, aux yeux des braves gens.

jeudi 7 avril 2011

L'innovation au centre du nouveau Schéma régional de développement économique


L'innovation au centre du nouveau Schéma régional de développement économique


Mercredi 6 avril, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a présenté à Toulouse les grandes lignes d’orientation du Schéma régional de développement économique (SRDE) pour les cinq prochaines années. La valorisation économique de la recherche, le transfert de technologies et d’innovation y tiennent une place centrale. Un vote est prévu en juin pour avaliser ce schéma. Quatre ans après la mise en place de son premier Schéma régional de développement économique (SRDE), la Région Midi-Pyrénées a présenté, mercredi 6 avril à Toulouse, ses objectifs économiques pour la période 2011-2016. Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, qui a exposé les conclusions du futur SRDE, a placé l’innovation au centre de la politique économique engagée par la Région. Afin de valoriser la recherche, la Région propose plusieurs mesures. La première d’entre elles serait la mise en place de contrats entre les laboratoires et les entreprises. « C’est la première fois que l’on crée un lien formelle entre le monde de l’entreprise et la recherche », a souligné Bernard Raynaud, vice-président de la Région en charge de l'Economie. La première vice-présidente en charge de l'Enseignement, Nicole Belloubet a, elle, présenté des propositions concernant le budget innovation. « Il faudrait se concentrer autour de trois ou quatre thématiques structurantes. Ce qui permettrait par exemple de créer des cluster régionaux. » La mise en place d’un fonds d’amorçage est également proposé. Il doit permettre de renforcer le capital des jeunes entreprises innovantes avant leur accession au marché. Ce fonds régional fait partie des projets de la Région depuis plus d’un an. « Mais cela a pris du temps à cause de normes européennes restrictives », a précisé Martin Malvy. La Région a aussi annoncé vouloir accroître le nombre d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Un dispositif devrait être mis en place pour accompagner les passages de seuils dans les PME. Cette initiative serait mené grâce au système déjà existant de référent au sein de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) de Midi-Pyrénées. Dans la Région, 51 ETI et 51 PME bénéficient actuellement de ce référent. Martin Malvy s’est aussi félicité de la mise en place des contrats d’appui, qui permettent d’encadrer et d’accompagner les entreprises. « Ce sont pour l’instant 845 contrats d’appui qui ont été signés pour un montant de 95 millions d’euros. » « Il existe également un enjeu international, a indiqué Martin Malvy. 83 % des exportations concernent le secteur de l’aéronautique, priincipalement en Haute-Garonne. Il faut diversifier nos rapports avec l’étranger. » Toutes ces propositions doivent maintenant être soumises à l’assemblée régionale. Le vote est prévu en juin. Victor Matet

En photo : Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. ((© Rémi Benoit)

Toulouse - Lancement de la semaine de l'industrie

L'industrie ne connaît pas la crise

À 24 ans, titulaire d'un BTS de chaudronnerie depuis trois ans, Arnaud n'a jamais connu le chômage. « Au bout de deux mois, j'ai trouvé du boulot », glisse-t-il, et il a même changé d'employeur pour venir à Labège, chez Sotip, une PME familiale spécialisée dans la tôlerie de précision, une entreprise qui fournit à Airbus, Astrium, Thalès et bien d'autres des pièces indispensables. Plieur sur une machine à commandes numériques, Arnaud voit les pièces naître de ses mains. Des pièces qui, un jour, voleront sur un avion. Et c'est ce qui lui plaît. Hier, le coup d'envoi de la semaine de l'industrie, destinée à promouvoir ses métiers, a été donné par le préfet, Dominique Bur, depuis Sotip. Jusqu'au 10 avril, pas moins de 80 manifestations - des visites d'entreprises notamment - sont programmées dans la région. De jeudi à samedi, des animations sont aussi organisées place du Capitole. Président de Sotip, Thierry Camerin, 39 ans, se réjouit de cet intérêt pour l'industrie. Pour trouver de la main-d'œuvre aujourd'hui, il lui faut « anticiper les besoins et se tourner vers les écoles ». Il plaide pour l'alternance « pour donner envie de venir dans nos entreprises ». En rappelant le taux de chômage des 15-24 ans (22 %), le préfet a lui aussi estimé que l'alternance était « la solution ». On compte aujourd'hui, a-t-il rappelé, 18 000 « alternants » en Midi-Pyrénées, un chiffre qu'il souhaite voir progresser. Olivier Dugrip, recteur de l'académie, Bernard Plano, conseiller régional, Jean Luminet, président de l'UIMM Midi-Pyrénées, Alain Di Crescenzo, président de la CCI, et Christian Lavigne, vice-président du Sicoval, ont aussi participé au lancement de la semaine de l'industrie. Le chiffre : 110 salariés > A Labège et en Tunisie. Créée en 1988, Sotip emploie 110 salariés dont 63 à Labège, son siège, et 47 en Tunisie. L'entreprise réalise un chiffre d'affaire de 9 M€. Et prévoit pour 2011 une croissance de 5 à 10 %.

Lannemezan. Un local jeunes fort utile


Lannemezan. Un local jeunes fort utile animations Ils sont de plus en plus nombreux à venir au local jeunes de Lannemezan./Photo DDM, OAS_AD("Position1");


Si besoin était, le local jeunes de Lannemezan a encore prouvé son utilité tout au long des dernières vacances scolaires. En effet, les jeunes sont de plus en plus nombreux et assidus à le fréquenter. Il est vrai que le programme d'activités est particulièrement intéressant. Ainsi, pendant ces vacances, on pouvait créer un site internet, faire des crêpes, participer à un « day club » (boîte de nuit de jour), travailler sur un projet de voyage à Tondela (au Portugal), se rendre à un concours Wii à Pierrefitte-Nestalas, confectionner un pouf, aller skier à Peyragudes ou s'informer sur la mécanique. Autant dire que les activités proposées sont variées et de qualité. Stéphanie, 14 ans, de Bonrepos, le confirme : « Je viens tous les jours m'amuser au local jeunes. Cela me permet également de rencontrer du monde. C'est vraiment bien ». La directrice, Christine Fourteau, témoigne de l'intérêt des jeunes pour cette structure. « Le local jeunes est un lieu de ressources et d'informations. Il permet aux jeunes de se retrouver, de faire des projets. Nous travaillons aussi sur la prise de conscience de l'autonomie, en leur apprenant à se responsabiliser », explique la responsable qui attache un soin particulier à développer également l'esprit d'équipe et d'entraide. Le local jeunes, c'est aussi pour beaucoup la découverte de la différence, au niveau des origines ethniques et sociales. Christine Fourteau ne cache sa satisfaction devant cette « mixité » réussie, avec des jeunes qui s'impliquent dans les activités choisies par l'équipe pédagogique ou par les jeunes eux-mêmes. Ainsi, pour le voyage à Tondela, une réflexion est menée en commun sur les manifestations à organiser pour financer ce déplacement. Sachez que le local jeunes de Lannemezan est ouvert le jeudi, de 12 heures à 14 heures, pour les lycéens, et le 3e vendredi de chaque mois, de 17 heures à 23 heures, ainsi que le mercredi et le samedi, sur des projets spécifiques. Baby-foot, coin détente, bibliothèque, sont à disposition. Une adhésion est demandée en fonction du lieu d'habitation ou de scolarisation, mais aussi du quotient familial. Son montant varie de 4 à 36,50 €. Autant dire une somme minime compte tenu de tout ce que cette structure peut apporter aux jeunes. Le local jeunes côté pratique Le local jeunes est situé au 33, rue Michelet à Lannemezan. Sa directrice est Christine Fourteau qui est joignable au 05.62.98.55.39 ou au 06.17.36.87.58. Il s'adresse aux jeunes dès 11 ans. Plusieurs activités sont proposées dans des domaines aussi variés que le sport, la culture, l'animation festive, les voyages, les sorties.