samedi 8 janvier 2011

Lannemezan. Moins de 100 dons de sang !



solidarité
Les donneurs ont apprécié l'ambiance et la convivialité./Photo C. S.
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Avec 91 dons de sang seulement en deux jours, Lannemezan et le Plateau n'ont pas brillé en matière de solidarité. Des questions se posent après ce manque de mobilisation.
L'Établissement français du sang a effectué une collecte de sang, mardi et mercredi, à la salle du Renouveau du Plateau à Lannemezan. 91 dons de sang et 15 dons de plasma ont été effectués. Si le résultat des dons de plasma est satisfaisant avec une progression notable, en revanche le don de sang est décevant. En effet, la barre des 100 dons n'est pas franchie et une légère baisse est enregistrée.
Le docteur Pommier, médecin de prélèvement, avance deux explications : la mobilisation est difficile après les fêtes et des problèmes infectieux (grippe, gastro…) ont empêché les donneurs de se déplacer.
Plus généralement, on peut s'interroger sur les causes de cette « désaffection ». Visiblement, il est difficile de faire venir les gens. Aussi, certaines personnes se demandent s'il ne vaudrait pas mieux que les dons de sang s'effectuent davantage sur les lieux de travail ou de loisir (salles ou terrains de sports). Car, pour le reste, l'Établissement français du sang fait de son mieux pour placer les donneurs dans les meilleures conditions : écoute attentive, convivialité, repas, boissons après le don…
Ceux qui sont venus à la salle du Renouveau peuvent en attester : il est bon et agréable de donner du sang.
« Cela ne demande pas un gros effort et puis cela ne fait pas mal », précise Laurent, qui considère « naturel » de donner son sang pour aider les autres.
« Et puis, l'accueil est excellent », ajoute ce père de famille, venu avec sa fille.
« Je donne du sang depuis que j'ai 18 ans. Il faut se mobiliser. C'est important. Tout le monde est concerné », déclare Michèle.
Le docteur Pommier lance ce cri du cœur en forme d'encouragement et de message : « Continuez à donner ! »
En effet, l'on peut donner du sang ou du plasma, toute l'année, dans l'enceinte du centre hospitalier de Tarbes.
Aussi, il n'est pas trop tard pour agir. Pour une noble cause. Pour une cause vitale.

Le CAL doit se racheter à Orthez



Fédérale 1. Lannemezan n'aura pas la tâche facile à Orthez. Demain à 15 heures.
Le XV du Plateau va avoir à cœur de se racheter et de ramener du Béarn les points d'une première victoire à l'extérieur./ Photo José Navarro.
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Demain, le CAL se déplace à Orthez. Un XV du Plateau qui reste sur les deux défaites concédées contre Tyrosse, à Lannemezan, et plus récemment et plus lourdement, contre Saint-Jean-Luz, en Pays basque.
Un XV du Plateau qui va avoir à cœur de se racheter, et de ramener du Béarn les points d'une des victoires à l'extérieur, nécessaires pour assurer la qualification pour les phases finales. Après sa défaite contre Saint-Jean-de-Luz, le CAL s'est fait souffler la 4e place, justement par les Luziens désormais en position de qualifiables.
Pour autant, il n'y a pas encore le feu en la demeure, même si Jean-Louis Fourcade envisageait, au lendemain du match contre Saint-Jean-de-Luz, qu'une défaite à Orthez pourrait avoir pour conséquence de rétrograder le CAL à une place de quasi relégable. Car aujourd'hui, Tournefeuille, 10e et premier relégable, n'affiche que 23 points à son compteur, tandis que les « rouge et blancs », avec 34, pointent à tout juste 1 point de Saint-Jean-de-Luz, et à 4 points de Castanet, le second de poule, même s'ils sont talonnés par Mauléon, à 1 point, et Oloron, à 3.
Pour autant, l'équipe orthézienne, malgré sa position de lanterne rouge de la poule, n'est peut-être pas à prendre de trop haut. Car la formation béarnaise est la seule, avec sa voisine oloronaise, à avoir infligé un revers - à savoir un match nul - à Tyrosse, le leader incontesté de la poule. De plus, grâce à l'arrivée d'un nouvel entraîneur, et de quelques joueurs étrangers, lors des trois dernières rencontres, elle a battu Saint-Jean-de-Luz à domicile, et s'est imposée à Tournefeuille et Mauléon.
Donc, peut-être un match piège pour le CAL, qui, il faut l'avouer, n'est pas au mieux de sa forme. Sachant encore qu'après le déplacement à Orthez, c'est une réception difficile, celle de Lille, qui attend les hommes d'Olivier Pujo à François-Sarrat, suivie d'un déplacement non moins difficile à Castanet, le vice-leader de poule.
Nul doute que, comme Jean-Louis Fourcade, le président, l'a annoncé, les pendules ont dû être remises à l'heure pendant la trêve. Car du côté du staff lannemezanais, on acceptait mal la démission collective de l'équipe, sur les bords de l'Atlantique, s'agissant notamment de l'engagement, et du combat.
Les Lannemezanais ne s'en cachent pas, ils vont à Orthez pour l'emporter. Ce qui leur permettrait de se repositionner à la 4e place, si toutefois Saint-Jean-de-Luz ne l'emporte pas à Cahors.

vendredi 7 janvier 2011

Bostik ferme : les 30 salariés en grève



Les 30 salariés en grève de l'usine Bostik ont reçu le soutien de l'élue Marie-Pierre Vieu (PC)./Photo José Navarro.
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Hier, les 30 salariés de l'usine Bostik étaient en grève suite à l'annonce du projet de fermeture du site et à l'occasion de la tenue d'un comité d'entreprise extraordinaire.
« Avec la direction, nous ne parlons pas le même langage. Elle ne parle que de chiffres, de rentabilité, de marge et nous, on parle famille, drame humain et social. » Les 30 salariés de l'usine Bostik d'Ibos, qui fabrique des colles industrielles pour le groupe Total, sont consternés. Hier, ils ont organisé un piquet de grève devant l'usine, suite à l'annonce du projet de fermeture et à l'occasion de la tenue du comité d'entreprise. Le projet de fermeture du site pour fin 2011 a été confirmé mercredi, à Paris, en comité central d'entreprise à la direction du groupe Bostik France qui compte 900 salariés. La fermeture devrait être définitivement entérinée lors d'un ultime comité central d'entreprise mi-février 2011. « Le projet prévoit le transfert de la production vers trois de nos usines à Courbevoie, Ribécourt et Avelin, situées dans la région parisienne et dans le Nord de la France où seront créés 15 nouveaux postes pour assurer une partie du reclassement des salariés », précise le directeur des ressources humaines de Bostik France Nicolas Barthe. « Le groupe a beaucoup souffert de la crise économique et est confronté à une forte concurrence. Nous sommes obligés de baisser notre niveau de prix, ce qui engendre une réduction de notre marge. Le site d'Ibos est éloigné de nos clients, fournisseurs et dépôts logistiques, ce qui accroît les coûts de production, de transport et de logistique. »
Mais les salariés ne partagent pas du tout cette analyse : « La direction n'a pas investi dans l'usine depuis des années et elle l'a laissé mourir à petit feu ».
Concernant les mesures de reclassement sur lesquelles les salariés expriment de fortes inquiétudes, Nicolas Barthe affirme qu'« il y a suffisamment de postes disponibles dans l'ensemble des usines du groupe à condition que nos salariés acceptent la mobilité qui sera encouragée par des mesures financières. Nous avons notamment des postes en Aquitaine et dans le Sud-Est de la France et nous accompagnerons aussi les salariés qui ont des projets extérieurs à l'entreprise ».
Ces mesures de reclassement sont loin de satisfaire les salariés qui, pour beaucoup, ne veulent pas quitter leur région d'origine. Et s'ils refusent la mobilité, ils ne savent pas s'ils retrouveront un emploi équivalent dans un bassin industriel confronté à d'importantes difficultés.

Le Wimax se joue des mesures de champs



M. Mohedano, de l'Apave, installe une antenne capable de capter pour les mesurer les ondes qui balayent Cieutat./Photo DDM, José Navarro.
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Sans surprise, la campagne de mesures des champs électromagnétiques du Wimax donne des résultats très largement inférieurs aux normes en vigueur : 0,007 V/m pour une norme européenne de 61 V/m.
Un dernier tour de clé et voilà l'antenne installée. Au pied du château d'eau du Hailla, à Cieutat, posée sur son trépied, elle pointe sur le pylône Wimax planté à vue, à 500 m de là. Indifférentes aux va-et-vient, des brebis profitent de la douceur inhabituelle pour brouter tranquillement sur l'un des plus beaux panoramas des Pyrénées où le pic du Midi, reconnaissable à son antenne, domine tout. Les antennes, il s'agit bien de cela. Elles sont au cœur de la campagne de mesures des champs électromagnétiques lancée par Hautes-Pyrénées Numérique en charge du déploiement du plan haut débit. Le Wimax, une technologie de transmission internet sans fil, a cristallisé l'inquiétude et la peur de riverains des 43 antennes qui entreront progressivement en service sur l'ensemble du territoire départemental pour desservir les 8.940 foyers qui ne peuvent être desservis par l'internet haut débit par ADSL. Les associations opposées à l'usage de cette technologie ont multiplié les initiatives pour exprimer leurs inquiétudes et alerter l'opinion publique.
Bain d'ondes
Après les derniers réglages, Laurent Mohedano s'apprête à enclencher son analyseur de spectre. Le technicien de l'Apave applique le protocole de mesures arrêté par l'Agence nationale des fréquences (ANFR). Télévision, radios, internet wifi, téléphone sans fil, fréquences réservées, l'analyseur de fréquences capte les unes après les autres les sources d'ondes. Et elles sont nombreuses, un véritable bain d'ondes. À chaque longueur d'onde correspond une antenne différente, jusqu'à la sonde isotropique, qui avec sa dégaine de glace fluo, est capable d'estimer le champ électromagnétique global. Au bout d'une heure, l'analyseur de spectre rend son verdict : « Nous avons un champ électromagnétique global inférieur à 0,35 V/m », explique Laurent Mohedano, de l'Apave, qui a procédé à trois mesures : 1,10 m, 1,50 m et 1,70 m du sol. Et le technicien de l'Apave de préciser : « Ces données sont brutes. Elles doivent être traitées » avant d'être intégrées dans le rapport officiel de mesures. Le Wimax, tant décrié, donne une mesure encore plus faible : « 0,007 V/m » à comparer avec le GSM 1800 à 0,039 V/m, la FM à 0,067 V/m. À chaque fois, on est très loin de la norme européenne de 61 V/m. « Il faut aussi tenir compte des longueurs d'onde de chaque source d'émission », concède Thierry Houdard, qui assure le support technique chez Axione. « Mais on reste très très largement inférieur aux normes. »
« Le résultat est cohérent avec les mesures faites sur d'autres territoires. Cela montre que la norme est respectée », explique David Touaibi, directeur de Hautes-Pyrénées Numérique. « Dans un souci de transparence, nous rendrons public le rapport de mesures dès qu'il sera rendu. Il sera en ligne sur notre site, les mesures seront également intégrées sur le site cartoradio.fr de l'Agence nationale des fréquences. » Suffisant pour rassurer ? Pas si sûr.
« Le résultat est cohérent avec les mesures faites sur d'autres territoires. Cela montre que la norme est respectée. »
Le chiffre : 0 ,007
Champ magnétique> Wimax. C'est la mesure en volt par mètre du champ électromagnétique mesuré par un technicien de l'Apave à 500 m d'un pylône Wimax à Cieutat.

Lannemezan. Pyréweb : Yan Soulès revient aux sources



Pyréweb est installé au Cetir. Yan Soulès, au premier plan, et Yan Bernoville (3e à partir de la gauche) en sont les gérants./Photo A. Maillé.
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Cogérant de la SARL Pyréweb, spécialisée dans l'utilisation d'internet, Lilian Soulès n'oublie pas pour autant ses origines lannemeznaises. La PME est installée au Cetir.
À 37 ans, Lilian Soulès est comblé. Son entreprise, Pyréweb, installée au Cetir de Saint-Laurent-de-Neste, surfe sur le succès. Pyréweb est une agence de création multimédia. Sa spécialité : le développement de sites internet, de sites de e-commerce, leur hébergement, mais aussi le référencement de ces mêmes sites, leur positionnement sur les moteurs de recherche, et encore le développement sur mesure de logiciels spécifiques, ou le stockage de données.
Avec comme dénominateur commun, un service d'assistance et de maintenance pour les spécialités décrites plus haut.
Lilian Soulès est lannemezanais de naissance. Il a passé son enfance à Lannemezan, puis toute sa scolarité, à l'école primaire, puis au collège de Lannemezan. Avant d'aller en fac à Toulouse après un passage par Notre-Dame de Garaison.
Nanti de deux années de droit et d'une maîtrise histoire, il change radicalement de voie en 1999 pour s'orienter vers l'informatique, qu'il a appris de manière autodidacte.
1.000 clients environ
En 2004, alors qu'il est technico-commercial dans une entreprise d'Auch, en parallèle, il fonde Pyréweb avec Yan Bernoville, son associé. Mais en lui se réveille le Lannemezanais endormi : « Je voulais m'installer près de chez moi, à Lannemezan. Avec Yan, qui est d'Aventigan, nous avons trouvé, au Cetir de Saint Laurent-de-Neste, les locaux qu'il nous fallait, où nous sommes installés depuis mai 2006.
Nous allons pouvoir poursuivre notre développement sur le plateau de Lannemezan et au-delà. Notre entreprise recense environ 1.000 clients, et compte 5 salariés, dont Yan et moi. Je m'occupe de la partie commerciale, Yan est infographiste, et nous comptons 3 développeurs multimédia. Nos clients viennent de toute la France, dont beaucoup de Midi-Pyrénées : des artisans, des collectivités, des cabinets conseils, des agriculteurs. Nos projets sont : pérenniser puis développer notre activité, avec à la clef et à terme l'embauche de 2 autres collaborateurs. »
Pour joindre Pyréweb : Tél.. 06.79.41.02.44 ou 05.31.61.61.85.

Du neuf pour les prisons du Grand Sud



Manifestation du personnel pénitentiaire de la prison de Cahors, menacée de fermeture, en septembre dernier./ Photo DDM, Marc Salvet
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Le ministre de la Justice Michel Mercier visite aujourd'hui la maison d'arrêt de Cahors (Lot) qui doit théoriquement fermer ses portes en juin. La région semble échapper au problème de la surpopulation carcérale.
Après avoir visité, le 2 décembre dernier, la Centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), le nouveau Garde des Sceaux visitera aujourd'hui la maison d'arrêt de Cahors (Lot), vouée à disparaître cette année. Les gardiens de cette prison vétuste et les élus locaux attendent de Michel Mercier l'annonce de la date de fermeture de l'établissement où sont actuellement incarcérés trente-cinq détenus. Parallèlement, un projet alternatif de création d'un centre pénitentiaire dans le territoire est dans les tiroirs lotois même si la concertation, à tous les niveaux localement, a peiné à s'organiser.
À l'image de la maison d'arrêt de Tarbes (Hautes-Pyrénées), qui doit se transformer progressivement en « quartier nouveau concept », la fermeture de la prison de Cahors fait aussi l'objet d'un vaste plan de modernisation des prisons françaises lancé par Michèle Alliot-Marie depuis l'adoption par le Parlement, en novembre 2009, de la nouvelle loi pénitentiaire.
L'ancien garde des Sceaux s'est engagé à planifier la restructuration du parc immobilier pénitentiaire visant à assurer « des conditions dignes de détention et à mettre notre pays en conformité avec les règles pénitentiaires ». L'épineux problème de la surpopulation carcérale a souvent fait couler de l'encre dans ces colonnes. « En 2017, la France sera dotée de 68 000 places », avait déclaré Michèle Alliot-Marie. près de 9 000 places vétustes seront fermées d'ici là et 14 000 seront ouvertes dans plus de vingt établissements.
La problématique des prisons archibondées est, somme toute, très peu rencontrée en Midi-Pyrénées. L'Ufap, le syndicat des surveillants de prison, le reconnaît : « la région n'est pas vraiment concernée, on ne soufre pas trop de la surpopulation », assure Laurens Maffre, le secrétaire régional de l'Ufap.
Pour autant, les surveillants de prison n'ont pas baissé la garde et réclament toujours une revalorisation de leur métier. Ils demandent de meilleurs salaires, des primes et des effectifs supplémentaires, notamment parce qu'ils héritent de nouvelles missions autrefois imparties aux policiers et aux gendarmes (transfèrement de prisonniers, sécurité des audiences, etc.)
Et rien ne permet aujourd'hui d'être optimiste quant à l'avenir des établissements carcéraux de la région Midi-Pyrénées. Si le sort en est jeté pour la prison de Cahors, les maisons d'arrêt de Foix (Ariège), Mende (Aveyron) et Carcassonne (Aude) sont toujours sous le coup d'une fermeture ou d'un plan de restructuration pas encore dévoilés. Le débat s'était fait jour en mars 2010, à la veille des élections régionales, et les syndicats ne cachaient pas leur inquiétude. Nombre de surveillants de prison estimaient alors que ces établissements étaient toujours dans la ligne de mire du gouvernement « sans qu'il tienne compte de l'exception géographique », dixit l'Ufap, de Midi-Pyrénées, la plus grande région de France et ses départements de montagne pour certains enclavés.
« Les élus ont tardé à bouger »
Laurens Maffre, secrétaire régional UFAP (Muret), syndicat des surveillants de prison.
Le Garde des Sceaux Michel Mercier vient, aujourd'hui, pour la deuxième fois visiter une prison en Midi-Pyrénées. La maison d'arrêt de Cahors ferme cette année, vous attendez-vous à ce que le ministre annonce une date ?
Pour l'instant, c'est toute la question, en effet. On espère avoir une réponse vendredi, mais de toute façon ça laissera très peu de temps aux personnels pénitentiaires pour se retourner. Certains seront probablement mutés et ils doivent s'organiser pour le déménagement. Avant Michel Mercier, on savait que Michèle Alliot-Marie (Ndlr : ex-Garde des Sceaux) avait tapé du poing sur la table concernant Cahors. On sait depuis plus d'un an et demi que la prison doit fermer. Nous étions intervenus auprès des élus, mais ils ont peut-être un peu tardé à bouger.
La visite du ministre sera-t-elle opportune pour faire avancer le dossier ?
On l'espère tous. Les personnels - ils sont 27 - sont plutôt contents de savoir que le ministre vient les voir, mais ils sont quand même dans l'expectative quant à leur avenir immédiat. On pense que la fermeture interviendra au mois de juin. Cahors a une vieille prison où les détenus sont logés dans des dortoirs. Il y a très peu de cellules individuelles.
Recueilli par G. C.
Le chiffre : 68 000
places > Dans les prisons. C'est le nombre de places dont seront dotées les prisons françaises d'ici 2017, selon le vaste plan de modernisation engagé en novembre 2009 par Michèle Alliot-Marie, ex-ministre de la Justice, dans le cadre de la nouvelle loi pénitentiaire.
Création d'une unité hospitalière spécialement aménagée
D'ici la fin de l'année, l'hôpital Marchant (Toulouse) sera équipé d'une Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) d'une capacité de 40 places pour des détenus admis sur décision préfectorale. En clair, des personnes condamnées par la justice et souffrant de graves troubles mentaux.
La phrase
« Les gardiens de prison font un métier extrêmement difficile et ce métier devrait être plus reconnu par l'ensemble des Françaises et des Français »
Michel Mercier, ministre de la justice, a plaidé, le 2 décembre dernier, pour une meilleure reconnaissance des personnels pénitentiaires lors de sa première visite au Centre pénitentiaire de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Lannemezan. Ils font le marché


Une animation appréciée./ Photo J.-C. D.
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Un piano mécanique, rien de tel pour vous mettre dans l'ambiance.
L'instrument a opéré et a contribué à donner son air de fête à la ville lors de son traditionnel marché du mercredi.
Nombreuses étaient les personnes qui s'arrêtaient pour écouter les complaintes des temps anciens. Merci encore au pianiste.