vendredi 27 septembre 2013

Lannemezan. Mickaël Soulé sacré meilleur apprenti du 65

Lannemezan. Mickaël Soulé sacré meilleur apprenti du 65

carrosserie / peinture

Le capot qui a valu à Mickaël ( ici avec son patron) une médaille d'or départementale./Photo Alain Maillé.
Le capot qui a valu à Mickaël ( ici avec son patron) une médaille d'or départementale./Photo Alain Maillé.
Après trois ans d’apprentissage du métier de peintre carrossier, Mickaël Soulé, 19 ans, a été distingué du titre de meilleur apprenti des Hautes-Pyrénées.
Après trois ans d’études en alternance entre le Centre de formation des apprentis de Tarbes (CFA) et la carrosserie Portillo à Lannemezan, à 19 ans, Mickaël Soulé, de Lombrès, vient de décrocher son CAP de peintre carrossier. Banal, pourriez-vous dire ? Sauf que le jeune homme s’est illustré en remportant la Médaille d’or départementale qui le sacre meilleur apprenti du 65, mais aussi la Médaille d’argent régionale, faisant de lui le dauphin du meilleur apprenti de Midi-Pyrénées. Pour obtenir son diplôme, Mickaël a dû satisfaire à une épreuve pratique, ce qui nous intéresse aujourd’hui : réaliser un capot de voiture en y ajoutant, outre l’aspect technique, une touche artistique. Sur le thème de James Bond, un thème imposé, mais la réalisation était libre, laissant ainsi libre cours à l’expression et à la création artistique manifestées par le jeune peintre. Les couleurs étant imposées, les candidats devaient les reproduire au mieux. Ce que Mickaël a un peu oublié, le privant ainsi d’une distinction nationale (voir notre encadré).
Selon Olivier Pascarel, le gérant de la carrosserie Portillo et patron de Mickaël : «Cette épreuve a pour objectif de tester, de développer le savoir-faire des candidats quant au marouflage, la recherche et la reproduction des teintes, l’application des peintures, la réalisation de pochoirs». Aujourd’hui, Mickaël cherche du travail. Nous lui souhaitons que, interpellé et intéressé par le travail qu’il a produit, très vite un patron lui propose un emploi. A. Maillé

repères

Le chiffre : 35

Heures > Pour réaliser le capot. Au Centre de formation des apprentis de Tarbes.

Le thème imposé : «James Bond»

«Outre l’aspect technique de la réalisation, le côté artistique était très important, avoue Mickaël. Pour coller au thème de James Bond, j’ai choisi la couleur rouge pour le sang et le pistolet et la silhouette de femme qui collent bien au style des films de James Bond. Malheureusement, pour le cercle blanc, la couleur devait être du blanc nacré. Or, je l’ai réalisé en blanc ordinaire. Cela m’a peut-être privé d’une récompense nationale.»

Pluie de cartons sur le Plateau

Pluie de cartons sur le Plateau

Outre la nette victoire obtenue par le CAL, on retiendra, de cette première rencontre à François-Sarrat, les six exclusions temporaires de Lassalle, Etchegarray, Revaillier et Cazabat (Blagnac), Oosthuizen et Plo (Lannemezan).
Une pluie de cartons qui n’a rien apporté au spectacle et dont on se serait bien passé.
Les gars du Plateau ont construit leur victoire, grâce à leur puissante mêlée qui a souvent mis sa rivale en difficulté, grâce aussi à leur jeu dans l’axe, leur défense, mais aussi la réussite de leur buteur, Dasque, auteur de 17 points.
Pour le reste, dans une rencontre qui a eu beaucoup de mal à démarrer et qui s’est jouée une bonne partie du temps sur un faux rythme, les Lannemezanais sont tout de même parvenus à inscrire un essai par leur demi de mêlée Cieutat, mais il a fallu attendre toute une mi-temps ou peu s’en faut.
Les Blagnacais, eux, y ont cru par moments, mais quand le rentrant Pradel a réussi à franchir la ligne (62), l’écart était déjà trop important pour espérer mieux que le bonus défensif. Cette éventuelle récompense, les Haut-Garonnais la poursuivront jusqu’à la 72e et cette nouvelle pénalité de Dasque qui leur ôtait tout espoir d’y parvenir.
Lannemezan 22 - Blagnac 8
M.-T. : 13-3 ; arbitre : M. Lavit (Provence)
Vainqueurs : 1 E Cieutat (36); 1 T, 4 P (30, 41, 65, 72) et 1 D (52) Dasque
Vaincus : 1 E Pradel (62), 1 P Vernezoul (27)
LANNEMEZAN: Dasque; Viau B ( Héraut 62), Quintana, Dubarry ( Tilhac 71), Cazenave; (o) Hernandez, (m) Cieutat (Laffitte 73); Seite ( Malaret 60), Lin ( cap), Plo; Daste (Giesber 78), Doumenjou; Barozzi (Oosthuizen 41), Ducasse (Pujo 54), Jambaqué (Gabarre 41)
Exclu.tempo.: Oosthuizen, Plo
BLAGNAC : Lyet; Lassalle, Céolin, Sourouille ( cap), Laguerre; (o) Gratton (Fuertes 62), (m) Vernezoul ( Morisson 62); Vachon (Pradel 41), Cazabat, Jouve; Revallier, Mokenna ( Meurin 41); Eychegarray ( Salés 39), Marchand, ( Reynaud 67), Bouras
Exclu.tempo.: Lasalle, Etchegarray, Revaillier, Cazabat

Lannemezan. Premiers pas des filles du PNH en nationale

Lannemezan. Premiers pas des filles du PNH en nationale

handball

L’équipe des filles moins de 18 ans du Pays des Nestes Handball, qui avait gagné la montée la saison dernière, dispute sa première rencontre en nationale.
Cet après-midi, à partir de 17 heures, l’équipe des filles des moins de 18 ans affronte son homologue de Mérignac en terre bordelaise. Une rencontre qui pose, comme une première, un premier pas en championnat national, après l’accession de l’équipe à ce niveau lors de la saison dernière.
Entretien avec le coach des filles, Pierrick Haran :
Comment s’est passée la préparation d’avant-saison ?
Les filles ont bien travaillé sur le plan physique et nous nous sommes mesurés à des équipes de niveau national : il y a du travail, mais le bilan est encourageant. La satisfaction vient qu’avec cette lourde préparation et ces matchs amicaux, nous n’avons pas eu de blessures graves, contrairement à plusieurs équipes que nous avons côtoyées.
Comment jugez-vous vos adversaires (Mérignac, Oloron, Rodez, Toulouse, Saint-Mamet) ?
Il y a de nombreuses grosses écuries habituées à jouer les phases finales. Malgré ça, nous allons jouer notre rôle de petit poucet à fond, sans faire de complexes, pour faire tomber le plus d’équipes possibles.
Quel est l’objectif ?
L’objectif n°1 est d’apprendre, l’équipe doit vivre cette expérience à fond. Avec la qualité de nos futurs adversaires, il faut profiter de ces moments pour progresser individuellement, traverser cette saison en restant soudée. L’objectif du maintien peut être atteint si l’on réalise une saison aboutie. Je sais qu’elles en sont capables. .

repères

Le chiffre : 17

Heures> Aujourd’hui, à Mérignac. Premier pas dans le championnat national.

Finale gagnante contre Rodez

Les filles du PNH ont vaincu Rodez pour l’accession au championnat de France. Le groupe : Pauline Viau, Eva Lafontaine, Océane Béarn, Loyla Porté, Laurie Heurté, Julie Darré, Marine Soubie, Agathe Ricard, Dorianne Cazabat, Estelle Doux, Fiona Gistau, Emilie Marre, Laura Pouysegur, Lénaïc Marczak, Mathilde Schoemaker. Les coachs : Jean-Michel Lafontaine et Pierrick Haran.

Lannemezan. Se lancer dans la danse

Lannemezan. Se lancer dans la danse

nouveauté

Aujourd’hui, de 11 heures à 16 heures, et dimanche, dès 14 heures, Les Pieds encrés, une nouvelle école de danse à Lannemezan, vous ouvre ses portes à l’hôtel de la Gare. Venez découvrir la salle de danse, assister à des démonstrations et vous inscrire.
Les cours débuteront le 23 septembre. Roxane Vidalon, lannemezanaise, enseignante au conservatoire de musique et de danse Henri-Duparc à Tarbes, propose des cours pour tous les âges. Les enfants âgés de 4 à 7 ans apprécieront les cours d’éveil et d’initiation.
à partir de 8 ans, ils pourront aborder la danse contemporaine. Salomé, intervenante en dancehall (danse d’origine jamaïcaine), accueille les enfants dès 11 ans. Cette danse ludique et dynamique est en plein essor. Elle permet de dépenser son énergie en s’amusant.
La danse contemporaine et le dancehall sont des pratiques physiques et artistiques proposées aussi aux adultes. Le but de ce projet est d’offrir un large éventail de disciplines dans le domaine du spectacle (stages prévus d’atelier de théâtre, de hip-hop, de réflexologie…).
Renseignements au 06.78.14.08.76.

CAL: une belle entame à confirmer

CAL: une belle entame à confirmer

Contre Hagetmau, Laffitte à la manœuvre, entre Gabarre et Plo./Photo R. Théodolin.
Contre Hagetmau, Laffitte à la manœuvre, entre Gabarre et Plo./Photo R. Théodolin.
Après sa prometteuse victoire à Hagetmau, c’est un autre défi qui attend le CAL, dimanche, sur sa pelouse de François-Sarrat. L’emporter devant son public, contre Blagnac, qui sera probablement un adversaire plus coriace que le promu Hagetmau, l’adversaire de la première journée.
Une équipe, Blagnac, qui selon Laurent Dossat, a des bases solides, renforcée par d’anciens Lannemezanais à l’image de Sentous ou Céolin, et contre laquelle il va falloir faire une grosse performance et s’attendre à un gros combat. Des banlieusards toulousains, qui lors de la première journée se sont imposés contre leur voisin Castanet sur le score de 31 à 26. Difficile, en ce début de saison, de se faire une idée des forces en présence et surtout de la valeur et de l’état d’avancement de préparation de chaque équipe de cette poule 4. Pour autant, l’idée que Tyrosse et Valence-d’Agen constituent un tandem au-dessus du lot est une idée qui semble recueillir la majorité des suffrages. De même que l’idée que derrière ces deux favoris, la lutte va être sévère pour les 2 autres places qualificatives, mais aussi pour le maintien. Mais sait-on jamais ?
Nous avons posé deux questions à Vincent Baute, l’entraîneur des lignes arrière du CAL.
Quels enseignements tirez-vous de la victoire à Hagetmau ?
Une chose est sûre pour moi. Les valeurs sont là. Dans l’équipe une, grosse défense, un bon jeu au pied et une bonne conquête. Et même si cela n’a pas toujours été réussi, les joueurs ont essayé de respecter les consignes que Laurent et moi leur avions passées. En défense, par exemple, sur 79 placages, nous n’en avons manqué que 6. Et s’agissant de la discipline, si en première mi-temps, nous prenons 7 pénalités, nous rectifions le tir en seconde période où nous n’en encaissons que 3. Je crois pourvoir dire qu’en première mi-temps, les joueurs étaient tendus, la boule au ventre, avec en mémoire la défaite encaissée à Bagnères la saison dernière. Je suis satisfait de cette première prestation.
Comment abordez-vous le match contre Blagnac ?
Au moment où je vous parle, je n’ai pas d’information sur cette équipe. Il faut que je visionne la vidéo de leur premier match. Je sais en tout cas qu’en la personne de Lauvernet, Blagnac dispose d’un excellent buteur. Pour cette rencontre, nous allons demander aux joueurs de se lâcher, de donner plus de volume au jeu, plus de vitesse d’exécution, tout en gardant l’agressivité et la rigueur défensive dont ils ont fait preuve contre Hagetmau. Mais aussi de donner un peu plus de liant entre les avants et les lignes arrière. Comme, et ce n’est pas le moins important, de se faire plaisir.
Le groupe : Gabarre, Barozzi, Jambaqué, Oosthuizen, Pujo, Ducasse, Doumenjou, Dasté, Giesberg, Seite, Plo, Malaret, Lin, Laffitte, Cieutat, Hernandez, Lacrampe, Héraut, Dubarry, Quintana, Cazenave, Viau, Dasque.

Lannemezan. Aujourd'hui, le Forum des associations

Lannemezan. Aujourd'hui, le Forum des associations

rendez-vous

Un Forum des associations qui se veut convivial, à l'espace du Nébouzan à Lannemezan.
Un Forum des associations qui se veut convivial, à l'espace du Nébouzan à Lannemezan.
Cette biennale organisée par le pôle animation-sport de la mairie pose la question : que serait notre société sans les associations et leurs bénévoles ? Une interrogation à laquelle tente de répondre une soixantaine d’associations de Lannemezan, aujourd’hui samedi, à l’espace du Nébouzan. Déjà, de l’avis du maire Bernard Plano : «Les associations jouent un rôle important dans la vie de notre ville, elles ouvrent des fenêtres sur la vie sociale. C’est de l’investissement qui favorise le développement de la solidarité, du vivre ensemble et qui consolide le lien».
J.-M. Camacho, adjoint chargé de ce pôle à la mairie, est ravi du report de la biennale de mai à septembre, à la grande satisfaction de la plupart d’entre elles qui trouvent la date judicieuse et pratique pour une rentrée. Ce forum des associations promet d’être une journée festive, jalonnée d’animations, démonstrations et autres spectacles. Chaque association inscrite peut disposer d’un stand de 6/9 m2 et accéder à un podium commun. Buvette et buffet sont également opérationnels. Ouverture au public de 10 heures à 18 heures.

vendredi 13 septembre 2013

Depuis trente ans, l'inexorable déclin

Depuis trente ans, l'inexorable déclin

A Villemur (31), Molex a mis la clé sous la porte./Photo DDM, Thierry Bordas
A Villemur (31), Molex a mis la clé sous la porte./Photo DDM, Thierry Bordas
Où est passée notre industrie ? Les usines sont parfois encore là… mais vides et désertées. Dans le Grand Sud, on a assisté à un lent déclin de la petite et de la grande industrie… Un mouvement qui s’étale sur une trentaine d’années, mais qui semble inexorable.
En Ariège, l’industrie textile s’est étiolée au fil des années, notamment à Lavelanet où il y a encore 20 ans, deux à trois mille personnes étaient employées dans ce secteur. La production de papier périclite dans le Couserans. Il reste de la métallurgie, autour de Pamiers et la production hydroélectrique reste forte… mais la fabrication d’aluminium s’est arrêtée à Auzat.
Dans les Hautes-Pyrénées voisines, l’usine Alcan à Lannemezan elle aussi a fermé ses portes.
Après plus d’un siècle d’existence, l’Arsenal de Tarbes, devenu GIAT, et qui employait encore près de 2000 personnes au début des années 1990 a tiré le rideau en 2006.
Dans la Tarn, on songe bien sûr la fin des mines de Carmaux, mais aussi au lent émiettement des industries du vêtement : le délainage, autour de Castres et Mazamet, la mégisserie autour de Graulhet, la bonneterie à Gaillac… Symbolique aussi d’une époque, la fin de la métallurgie qui avait longtemps prospéré au Saut du Tarn avec la fabrication de râpes et de limes, qui avaient une réputation internationale.
Dans l’Aveyron, le charbon et la sidérurgie du Bassin ont vécu. L’industrie coutelière de Laguiole est devenue produit de niche, comme le gant à Millau, qui n’existe plus qu’à travers l’entreprise Causse, dans le très haut de gamme.
Dans le Tarn-et-Garonne ou le Lot la fermeture de Valéo, de Bouyé ou Ratier ont fait du mal dans des départements traditionnellement peu industrialisés. Dans le Lot-et-Garonne, la fonderie de Fumel va employer jusqu’à 3500 personnes. Il y en a dix fois moins aujourd’hui. En Haute-Garonne, le pôle chimique s’est considérablement réduit, surtout après la catastrophe d’AZF. A Villemur, Molex a mis la clé sous la porte. A Toulouse, les plans sociaux ont frappé Motorola, Freescale, et bien d’autres.
Dans l’Aude, les mines de Salsignes ont vécu et c’est surtout le tissu industriel de la Haute Vallée qui a beaucoup souffert : fabriques de meubles et de chaussures ont peu à peu disparu.
En trente ans, le paysage a considérablement changé, et des milliers d’emplois ont été perdus. Et avec eux, souvent un savoir-faire qui appartient désormais à un temps révolu.