jeudi 11 avril 2013

Lannemezan. PS : le travail en chemin…


Lannemezan. PS : le travail en chemin…

Publié le 11/04/2013 à 08:04

politique

L'assemblée locale du PS.
L'assemblée locale du PS.
Initiative locale de travail, une première réunion intersections des militants du Parti socialiste de l'est du département, initialement prévue en début d'année avant que n'éclate le scandale Cahuzac, a eu lieu en définitive ce vendredi 5 avril, à la mairie de Lannemezan. Bien entendu, «l'affaire» était dans toutes les têtes où l'incrédulité et le déni heurtaient la sincérité des militants et révélaient le fossé qui sépare la base du sommet censé la représenter quoiqu'ils disent. Ce cactus mis de côté par Alain Piaser, premier secrétaire fédéral, la séance a commencé par la présentation des avancées dans leur domaine de compétence de deux conseillers régionaux : Viviane Artigalas pour l'Éducation nationale et projet de société, et Bernard Plano pour le développement économique et les territoires.
Concernant l'enseignement, Viviane Arigalas a souligné la récurrence des problèmes, depuis plus de 50 ans, de réforme en réforme, on tourne en rond, espérons que la dernière soit la bonne ! Néanmoins, la région met les moyens et soutient le scolaire au-delà de ses compétences : TBI, numérique, laboratoires de langues, projets d'avenir, premier équipement…
En économie, Bernard Plano, dans une démonstration technique, plus managériale que politique, a posé un postulat : la société est en mutation, et se consume dans la problématique de l'emploi. Pour surmonter l'un et l'autre : une méthode, s'inscrire la sixte «I».
«I» comme initiative, inventivité, investissement, instruction, intelligence économique, internationaliser.

Lannemezan. Coup de mistral sur le Plateau


Lannemezan. Coup de mistral sur le Plateau

Publié le 10/04/2013 à 08:56

culture

La fameuse partie de carte. / Photo J-C. D.P.
La fameuse partie de carte. / Photo J-C. D.P.
Dans la trilogie, Marcel Pagnol n'analyse pas, il traduit simplement le caractère d'une galerie de personnages tels qu'ils sont, dans une sorte de photosynthèse du vieux port de Marseille d'entre les deux guerres. Dans une époque où la famille souche a un fort accent patriarcal et où le fils aîné avait vocation à remplacer, au sommet de la pyramide, le père, était la norme. Une structure familiale, souvent à trois générations, qui unit mais qui reste soumise à une société morale ostracisante. Ce qui pourrait être banal ailleurs est ici flamboyant tant par la richesse de la langue que la truculence des personnages. Cette pépite, Jean-Claude Baudrucco et sa compagnie l'ont reprise pour en faire une saisissante suite de représentations théâtrales «Marius», «Fanny», «César». Le langage, sa musique, ses jeux de mots, n'a pas pris une ride depuis la création. Quant aux comédiens, ils sont superbement vrais et drôles. Je ne sais s'il faut attribuer cela aux mêmes origines méridionales mais leur ressemblance avec ceux qui ont contribué aux versions cinématographiques est si troublante et si naturelle que c'est un bonheur de les retrouver sur scène comme une résurrection. Un bonheur partagé par plusieurs centaines de spectateurs et qui attendent avec impatience le dernier acte de la trilogie qui est actuellement très demandé dans l'Hexagone, «César». Peut-être l'an prochain ! En tout cas, la Compagnie Baudrucco se sent bien à Lannemezan et sera ravie de revenir.

CAL : circonstances atténuantes


CAL : circonstances atténuantes

Publié le 09/04/2013 à 09:54

Lannemezan avait la tête ailleurs./ Photo DDM, Didier Pouyedebat.
Lannemezan avait la tête ailleurs./ Photo DDM, Didier Pouyedebat.
Triste fin de saison pour le CAL qui, lors de la dernière rencontre de championnat de la saison s'est nettement incliné à Castanet sur le score de 46 à 10.
Pour autant, malgré la sévérité du score on accordera facilement les circonstances atténuantes au XV du Plateau. Car en face, les Castanéens avaient impérativement besoin d'une victoire afin d'assurer, - ce qui est fait - leur qualification pour les 8es. Une qualification qu'ils ne voulaient en aucun cas laisser échapper, et pour laquelle ils ont jeté toutes leurs forces dans la bataille, d'autant qu'ils jouaient à domicile devant leur public.
Du côté du CAL, Laurent Dossat l'entraîneur avait demandé à ses joueurs de finir cette saison en beauté, sur une «perf», de faire preuve des qualités et vertus habituelles qu'ils ont manifestées tout au long de cette phase qualificative.
Mais compte tenu du peu d'enjeu de la rencontre, peut-être a-t-il été plus difficile de mobiliser les troupes, comme aux plus beaux jours, ceux où le XV du Plateau pouvait encore espérer se qualifier.
Il n'en reste pas moins que le maintien, l'objectif du début de saison, fixé par l'équipe dirigeante a été rempli. Le CAL évoluera donc encore en Fédérale 1 la saison prochaine, en compagnie de Bagnères de Bigorre et de Lourdes les 2 autres équipes Bigourdane. De la passion et de beaux derbys en perspective.
Pour autant le XV du Plateau n'en a pas terminé avec la compétition, puisqu'il lui reste encore à disputer le Challenge de l'Espérance.

Lannemezan. Ils disent toujours non à la fusion


Lannemezan. Ils disent toujours non à la fusion

Publié le 09/04/2013 à 08:55

baronnies

L'association Vivre en Haut-Arros lors de la pose des panneaux de contestation dans les cinq villages.
L'association Vivre en Haut-Arros lors de la pose des panneaux de contestation dans les cinq villages.
Les membres de l'association Vivre en Haut-Arros répondent à Henri Forgues sur la fusion prochaine de la communauté de communes des Baronnies avec celle du Haut-Arros.
L'association Vivre en Haut-Arros a pris note de la lettre ouverte d'Henri Forgues, le président de la communauté des communes des Baronnies, concernant la fusion des communautés de communes des Baronnie et du Haut-Arros (voir notre article publié le 28 mars).
«Nous percevons un changement de ton qui laisse penser que nos actions ont pesé et que nos arguments sont crédibles et s'appuient sur des faits», commente Claude Larribaud, le secrétaire de l'association.
Il n'empêche que la mobilisation reste de mise. Une action est programmée le samedi 20 avril, à 11 h 30, à Asque avec un lâcher de ballons et des cartes postales envoyées à destination du préfet.
Dès la prise de l'arrêté de fusion, un recours sera déposé au tribunal administratif.
«Notre opposition n'a rien d'un combat sur la défense de l'identité de notre territoire ni du repli sur soi-même. En effet, sachez que des communes des Baronnies telles que Banios, Marsas, Laborde et Esparros n'ont pas été prises en compte dans ce projet. D'autres telles que Péré, Lutilhous et Tilhouse, incluses dans cette fusion, ne sont pas des Baronnies», met en avant Léopold Roman, le vice-président de l'association, qui souligne par là même l 'incohérence de ce projet.
«Il faut tenir compte des aspirations des citoyens et des élus de terrain qu'ils se sont choisis. Ce n'est pas parce que l'on est petit que l'on n'est pas efficace», argumente le président de l'association.

repères

Le chiffre : 280

signatures> De la pétion contre la fusion, remise au sous-préfet de Bagnères.

«Des injustices inacceptables»

L'association relève comme «injustices» que le travail des élus est dénié, que les habitants subissent une augmentation significative des impôts locaux, que les usagers ont leurs services de proximité remis en cause (déneigement…).
«Enfin, il ne faut pas oublier que l'article 35 de la loi de modernisation et de rationalisation des collectivités ne donne pas un seuil limite de population dans les zones de montagne. Cette fusion ne doit donc pas être imposée», conclut Claude Larribaud.

Lannemezan. L'automobiliste roule sur la voie et fait dérailler le train de Toulouse


Lannemezan. L'automobiliste roule sur la voie et fait dérailler le train de Toulouse

Publié le 09/04/2013 à 10:32 9

quartier de la gare

Lannemezan. L'automobiliste roule sur les rails et fait dérailler le train de Toulouse
Lannemezan. L'automobiliste roule sur les rails et fait dérailler le train de Toulouse
«Cela s'est passé en une seconde et demie», confie cet automobiliste d'Avezac. Le 22 juillet dernier, vers 4 h 30, alors qu'il voulait aller à la gare de Lannemezan, il a tourné trop tôt et a mis sa voiture sur les rails de la voie ferrée. Il a roulé une vingtaine de mètres, a tenté de s'en extirper mais le véhicule s'est coincé sur la voie. Par chance pour lui, il n'y avait pas de train qui arrivait à ce moment-là. Il est sorti de son véhicule, a allumé les feux de sa voiture et a appelé les secours. Pas assez tôt toutefois pour éviter la collision avec le train qui arrivait de Toulouse. Le train a traîné la voiture sur 300 m et a déraillé. Le train était vide de passagers, mais le conducteur a été blessé et choqué. Il a eu un mois d'arrêt de travail. La facture des dégâts se monte à 180.000 € pour la SNCF qui demande réparation de son préjudice devant le tribunal.
L'automobiliste avait 1,34 g d'alcool dans le sang. «Que vous est-il arrivé pour boire ?», interroge la présidente élisabeth Gadoullet. «J'étais au festival d'Avezac. Cela a été diffus. J'ai consommé de l'alcool au fil de la journée, de stand en stand. à aucun moment, je me suis senti fatigué». Bref, il n'a pas senti venir l'alcoolisation. La présidente le coupe : «Si vous n'aviez pas été alcoolisé, vous auriez vu la voie ferrée». Il explique que l'endroit est mal éclairé et que c'est allé vite. «Je travaillais de nuit à l'époque. J'avais le rythme. Je me sentais capable de conduire. C'était une erreur».
Me Candice François, avocate de la SNCF et du conducteur de train, relève «l'inconséquence» de l'automobiliste. Elle requiert une expertise médicale pour le conducteur.
Remettant au goût du jour un slogan de la prévention routière, la substitut du procureur rappelle au prévenu que «si on boit, on ne conduit pas. On choisit». Et elle ajoute : «L'inconséquence de son geste aurait pu être dramatique, d'abord pour lui et pour autrui».

Un lieu mal éclairé et terrifiant

Me Roger-Vincent Calatayud, conseil du prévenu, invite à examiner la configuration des lieux : «L'endroit où s'est produit l'accident est terrifiant. La nuit, l'obscurité est totale. Si on ne connaît pas cette intersection, on peut très bien se tromper même si, certes, il y a un panneau». Il plaide ensuite que l'alerte a été donnée «25 minutes avant l'impact». Me Calatayud déplore ensuite l'absence d'un «potelet éclairé avec un téléphone, comme il en existe à chaque passage à niveau. Le chef de gare aurait pu être normalement averti et nul doute que l'on aurait pu arrêter le train». Me Calatayud demande ensuite la relaxe pour l'accusation de mise en danger de la vie d'autrui de manière délibérée. «Il n'y a pas d'élément intentionnel».
Le tribunal a condamné son client pour conduite en état alcoolique et blessures involontaires à 3 mois avec sursis. Son permis est suspendu pendant 4 mois. Il doit effectuer un stage de prévention à la sécurité routière. Le tribunal ordonne une expertise médicale du conducteur de train. Il déboute la SNCF du préjudice matériel et renvoie le dossier au civil.

mercredi 10 avril 2013

Lannemezan. «J'ai hébergé le meurtrier présumé d'Alexandre Junca»


Lannemezan. «J'ai hébergé le meurtrier présumé d'Alexandre Junca»

Publié le 09/04/2013 à 10:25 12

lannemezan

Lannemezan. «J'ai hébergé le meurtrier présumé d'Alexandre Junca»
Mickaël Baehrel, le meurtrier présumé d'Alexandre Junca, est passé par Lannemezan, ainsi que Mickaël Bonnet, un de ses complices présumés. Un habitant de la commune raconte leur rencontre.
Un message, hier matin, sur le téléphone portable : «J'ai une info et une photo sur le meurtrier d'Alexandre». Aussitôt, le rappel est effectué puisque le numéro n'est pas masqué. Au téléphone, une voix qui, sans hésiter, décline son identité : Didier Pargade. Rendez-vous est pris pour l'après-midi. L'homme, la cinquantaine passée, se présente comme demandeur d'emploi et fan d'expéditions à vélo. Il dit aussi son engagement pour le droit au logement. Sans tarder, il raconte l'histoire. Son histoire avec Mickaël Baehrel, le meurtrier présumé d'Alexandre, le jeune garçon de 13 ans, tué en juin 2011 à Pau, et celui qui est décrit comme un de ses complices : Mickaël Bonnet.
«Quand j'ai entendu le nom de Mickaël Baehrel à la télé, je me suis dit qu'il m'était familier. Je l'ai rencontré en 2008, à l'abri de nuit à Lannemezan, alors que j'habitais dans un logement à proximité. Je me souviens aussi qu'un peu plus tard, alors qu'il vivait chez Fatima (présumée complice dans l'affaire Alexandre), je l'ai hébergé à mon domicile, cité des bans. Et, dans la nuit, avec Mickaël Bonnet, ils avaient fouillé dans mes affaires, pris ma carte de crédit et effectué trois retraits pour un montant de 220 €, et étaient partis sans rien me dire», raconte Didier Pargade qui les a mis au tribunal pour se faire rembourser.
Pour mieux appuyer ses explications, il montre le courrier du ministère de la Justice où il est écrit : «Par jugement en date du 26/11/2009 prononcé par le tribunal correctionnel de Pau, confirmé par la cour d'appel de Pau le 7/10/2010, le nommé Baehrel Mickaël a été condamné à vous verser : la somme de 220 € au titre de vos dommages et intérêts (préjudice matériel), la somme de 500 € au titre de vos dommages et intérêts (préjudice moral) et la somme de 400 € au titre de l'article 475-1».
«Je n'ai pas vu l'agressivité chez lui, ni même l'alcoolisme. Il ne m'a jamais menacé», assure Didier Pargade qui ajoute toutefois que «Baehrel avait le dessus sur Bonnet et pouvait le manipuler».
Concernant l'atrocité des actes commis par Mickaël Baehrel, Didier Pargade pense d'abord au gamin. «Quel a dû être son dernier regard», s'interroge t-il à voix haute. Et puis, il y a les parents. «Les problèmes financiers, on s'en relève, mais là…»
Sans excuser le moins du monde l'acte commis, Didier Pargade tente une explication à ce meurtre : «Le monde de la rue est de plus en plus violent. C'est beaucoup plus dur. Et parfois, un regard et c'est le drame».
«Dans le monde de la rue, on tait souvent ses problèmes et on se réfugie dans l'alcool ou la drogue. Les gens sont livrés à eux-mêmes et n'ont plus de repères. Où sont les éducateurs d e rue», questionne celui qui sait de quoi il parle pour avoir lui-même été SDF.
Mais, c'est plus fort que lui, il revient à Alexandre. Qui pourrait s'appeler Jean, Pierre ou Paul. Ou Didier. Comme lui. «Oui, j'aurais pu être à sa place», dit-il. Et les larmes partent. Coulent. Comme ses mots, lourds de sens, pleins de générosité. D'humanité. De solidarité. De respect. Dans un monde qui en manque cruellement…
«J'irai faire une prière pour Alexandre sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle»…

«un gâchis»

Didier Pargade en est convaincu : «Au fond de moi-même, j'ai la certitude qu'on aurait pu éviter un tel drame. On ne peut pas laisser des jeunes comme Mickaël Baehrel sans emploi, sans logement, sans but dans la vie, sans écoute, seuls avec leurs problèmes. Au final, il y a des histoires et parfois des drames. Même si là, rien n'est excusable. Quel gâchis !»

mercredi 27 mars 2013

Lannemezan. Avec les jeunes du CAL


Lannemezan. Avec les jeunes du CAL

RUGBY

Les entraîneurs des cadets Teulière du CAL./Photo Joël Pailhé. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Les entraîneurs des cadets Teulière du CAL./Photo Joël Pailhé. ()
Les entraîneurs des cadets Teulière du CAL./Photo Joël Pailhé.
Belle victoire, 39-13, des cadets Teulière à Lourdes, pour la dernière journée de la phase qualificative du championnat territorial Armagnac-Bigorre. Les jeunes du Plateau ont inscrit 5 essais signés Mathieu Berbizier (2), Gauthier Enfedaque (2) et Bastien Birabent. Hugo Verdu a réussi 4 transformations et a passé 2 pénalités. Satisfaction du staff. En effet, Patrick Gindre, un des entraîneurs, déclarait : «Le message avant cette rencontre était : application, discipline, engagement collectif et plaisir de jouer. Malgré une baisse de régime pendant un petit quart d'heure en seconde mi-temps et encore quelques imprécisions, les garçons ont fait un match plein, mettant du rythme dès la 1re minute, appliqués, sérieux et audacieux jusqu'au bout. Félicitations à tous, y compris aux copains d'entraînement et aux blessés sans qui rien n'est possible. Merci également aux cadets de Lourdes et à leurs entraîneurs pour cette belle opposition et leur état d'esprit… une belle rencontre !»
Le CAL alignait : Fabien Souverville, Gauthier Enfedaque, Gaëtan Crouau, Robin Borel, Bastien Birabent, (o) Mathieu Berbizier, (m) Hugo Verdu, Clément Castéran, François Moréno, Florent Verbizier, Lucas Desbets, Loïc Moncassin, Ange Lambert, Joris Louge, Romain Querrol. Remplaçants : Thomas Cante-Dos-Santos, Rémi Ferraud, Kévin Fortet, Rémi Martinez, Valentin Aurignac, Kévin Fourtine et David Gistau.
Les juniors Balandrade étaient également à Lourdes pour leur dernière rencontre de la phase qualificative du championnat régional Armagnac-Bigorre. Les jeunes du duo Alphonse Montoro-Stéphane Latino ont décroché le match nul (12-12) et conservent ainsi une place de second au classement final, ce qui leur ouvre la porte de la compétition finale.
La nationale B, pour son dernier match à domicile, s'est inclinée d'un tout petit point (27-28) face à Montauban, solide leader de la poule.
Joël Pailhé