jeudi 6 décembre 2012

Lannemezan. Un taxi pour le loto


Lannemezan. Un taxi pour le loto

SOLIDARITÉ

La préparation de la salle au jeu ! - Tous droits réservés. Copie interdite.
La préparation de la salle au jeu ! ()
La préparation de la salle au jeu !
Belle fréquentation, malgré le déroulement d'un important match de rugby au même moment, pour le loto proposé à la salle des fêtes de Lannemezan par l'Association de parents d'élèves de l'école Paul-Bratgin, dimanche 11 novembre après-midi. Superbement organisé autour de la présidente de l'association Sabine Allié, les organisateurs n'ont pas oublié les personnes handicapées en leur offrant le taxi pour les amener au loto ; au final, plus d'une bonne dizaine en ont profité.
Donc, un après-midi qui a fait des heureux : les gagnants des nombreux lots et aussi l'association qui va pouvoir, avec les bénéfices, alimenter la caisse des sorties.
Toutefois, l'association émet un regret quant à la baisse des dotations de la municipalité pour les déplacements en bus. Pour pallier cet inconvénient, d'autres projets sont en cours : une tombola en février, un vide-greniers au printemps et pour finir une kermesse avant les grandes vacances.
Des rendez-vous à ne pas manquer.
Jean-Claude Du Pont

Lannemezan. Les visages de Bigorre


Lannemezan. Les visages de Bigorre

EXPOSITION

Didier Dubarry écoute l'éloge de Madeleine Séris. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Didier Dubarry écoute l'éloge de Madeleine Séris. ()
Didier Dubarry écoute l'éloge de Madeleine Séris.
Que ce soit sur les marchés, foires ou un simple banc public, Didier Dubarry sait observer mais davantage encore capter les caractères particuliers et typiques des habitants de notre territoire. Vendredi soir 9 novembre, il recevait, à l'espace Paul-Bert du service culturel de Lannemezan, ses amis pour le vernissage de l'exposition d'une quarantaine de ses œuvres, principalement des portraits, et, simplement intitulée «Eth de Melaou». Doté d'une technique hors pair pour le dessin, il ajoute par différents mixages d'aquarelle, de pastel ou d'acrylique des couleurs qui les magnifient superbement. Une façon personnelle de se remémorer ses origines du côté du village de Mérilheu dont il a repris le nom de la maison de famille «Eth de Melaou» pour signer ses œuvres. Architecte, un moment, il a terminé sa carrière dans l'enseignement des arts plastiques à Tarbes. Depuis, il s'implique comme président de l'Amicale des peintres de Séméac et vice-président des Amis des arts de Tarbes. On ne compte plus ses premiers prix depuis trente ans. Parmi ceux-ci : récompense à Pau, le prix des artistes méridionaux à Toulouse, à Castesarrazin, à St-Jean-de-Luz, à Tarbes…
Exposition à voir à l'espace Paul-Bert jusqu'au 23 novembre. J.-C.D.
La Dépêche du Midi

Emplois d'avenir, un tremplin pour les jeunes


Emplois d'avenir, un tremplin pour les jeunes

EMPLOI

Les jeunes et leurs employeurs, autour du  préfet, du directeur de la Mission locale, Yves Loupret, et Jean-Pierre Dubarry, son président./ Photo L. D. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Les jeunes et leurs employeurs, autour du  préfet, du directeur de la Mission locale, Yves Loupret, et Jean-Pierre Dubarry, son président./ Photo L. D. ()
Les jeunes et leurs employeurs, autour du préfet, du directeur de la Mission locale, Yves Loupret, et Jean-Pierre Dubarry, son président./ Photo L. D.
Le dispositif destiné en priorité aux jeunes sans formation, voulu par François Hollande, est désormais actif : les 5 premiers emplois d'avenir du département ont été signés hier. Objectif ? 350…
Une usine à gaz de plus ? À première vue, ce dispositif, destiné en priorité aux jeunes de 16 à 25 ans, sans qualification, ressemble aux divers dispositifs précédents, à ceci près qu'il inclut une obligation de formation. «Dans le département, nous avons recensé 2.600 jeunes sans emploi, a indiqué le préfet Henri d'Abzac, la plupart sans diplôme ni formation. C'est en ce sens que ce dispositif est intéressant, c'est pourquoi les parcours proposés sont assez longs, jusqu'à trois ans, ce qui permet de suivre une véritable formation, d'obtenir un diplôme et de se forger une solide expérience auprès de leur employeur, d'autant qu'ils sont «chaperonnés» par un tuteur en interne.» Pour rappel, ces emplois d'avenir sont financés à hauteur de 75 % par l'État et s'adressent au secteur non-marchand, c'est-à-dire les collectivités locales et les associations. «Je lance d'ailleurs un appel aux collectivités et au monde associatif, qu'elles s'investissent dans ce dispositif pour venir en aide aux jeunes.»
C'est la volonté de Jean Guilhas, le maire de Maubourguet, qui a souscrit à ce dispositif en embauchant un jeune au service espaces verts de sa commune. «L'emploi, c'est important, mais l'emploi des jeunes l'est encore plus, assure-t-il, parce que la jeunesse, c'est l'avenir. Et notre rôle d'élus, c'est de les aider quand ils le méritent, alors je me suis impliqué.»
Tout comme le maire de Saint-Laurent-de-Neste (entretien du village et sensibilisation à l'environnement), mais aussi Pyrène Plus (aide à domicile), la maison de retraite de Galan (aide-soignante) et l'hôpital de Lannemezan (aide-soignante).
Et tous l'ont fait par conviction, celle d'aider les jeunes, pas pour l'effet d'aubaine que les aides peuvent représenter. «On est heureux de servir un dispositif qui est avant tout un projet ambitieux pour les jeunes», a même indiqué Laurent Lages, le nouveau directeur de la maison de retraite de Galan.
Les 5 premiers contrats sont donc signés. «Notre objectif, dans le département, est de 350 contrats d'emplois d'avenir», a indiqué le préfet, en ajoutant que ce dispositif n'était qu'un des volets de la panoplie de bataille pour l'emploi. «Bientôt, nous lancerons les contrats de génération, qui sont une nouvelle arme.» Pour tous renseignements, il faut s'adresser à la Mission locale, qui pilote ce dispositif.
Christian Vignes

Avec les jeunes du CAL


Avec les jeunes du CAL

RUGBY

Après les vacances de Toussaint, reprise des activités de l'école de rugby : un groupe d'éducateurs./ Photo J. P. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Après les vacances de Toussaint, reprise des activités de l'école de rugby : un groupe d'éducateurs./ Photo J. P. ()
Après les vacances de Toussaint, reprise des activités de l'école de rugby : un groupe d'éducateurs./ Photo J. P.
Ce dernier week-end, c'était encore la trêve pour les équipes de jeunes mis à part les moins de 17 ans qui disputaient un tournoi de rugby à VII. Les seniors ont repris le championnat et la nationale B recevait Limoges.
Les protégés de Jean Baillès et Michel Antichan ont tiré leur épingle du jeu en l'emportant haut la main (35-18) avec 5 essais dont 2 transformés et 2 pénalités. Les «rouge et blanc» méritent amplement ce succès grâce à leur extrême vaillance. Le CAL alignait : Thibaut Ducos ; Pierre Laran, Aurélien Saint-Martin, Pierre Durancet, Guillaume Bajou ; (o) Damien Tilhac, (m) Romain Duport ; Lilian Baguette, Jérémy Latapie, Vincent Ricaud ; Benoît Duffau, Benoît Antichan (cap.) ; Cyril Pouysegur, Florian Noguès, Olivier Dou. Sont entrés en cours de match : Johan Cazcarra, Stéphane Simon, Vincent Touzanne, Benjamin Agut, Bastien Philippe, David Gabarre et Guillaume Prat.
À deux rencontres de la phase aller, voici le classement de la poule des Lannemezanais : 1. Montauban, 20 pts ; 2. Oloron, 17 pts ; 3. Bagnères, 17 pts ; 4. Castanet, 17 pts ; 5. Nevers, 16 pts ; 6. Lannemezan, 13 pts ; 7. Lourdes, 12 pts ; 8. Saint-Médard-en-Jalles, 11 pts ; 9. Saint-Junien, 9 pts et 10. Limoges, 7 pts.
Le week-end prochain, la nationale B se déplace à Montauban, les juniors Balandrade et les cadets Teulière joueront l'Entente Miélan/Mirande. Les Bélascain recevront Toulouse UC.
Joël Pailhé

Les labos contraints de se regrouper


Les labos contraints de se regrouper

ANALYSES MÉDICALES: LABORATOIRES

Les labos contraints de se regrouper - Tous droits réservés. Copie interdite.
Les labos contraints de se regrouper ()
Les labos contraints de se regrouper
Onze laboratoires d'analyses, parmi lesquels des tarbais et des lourdais, ont intégré le réseau Cerba, au sein du groupe BiopyrénéesLab. L'heure est aux regroupements.
Les laboratoires d'analyses se regroupent. Pour les plus petits, c'est même la seule issue s'ils veulent continuer d'exister. C'est ainsi que le groupe BiopyrénéesLab est le fruit d'une association de onze laboratoires dans les Pyrénées, dont la fusion juridique est officialisée depuis le 12 novembre. «Il est associé au réseau Cerba European Lab (CEL). Les laboratoires qui en font partie partagent des activités complémentaires», indique le docteur Antoine Gayon, médecin biologiste à Saint-Gaudens. Précisons que trois labos tarbais en font partie (Larrey, Joffre, Verdun). Auxquels s'ajoutent, dans le département, un labo d'Argelès, deux de Lourdes (Foch et République) et un autre de Lannemezan (voir ci-dessous).
«Nos autorités de tutelle ont mis en route la réforme de la profession, explique ce spécialiste installé dans le Comminges. On nous impose ces regroupements.» Et d'ajouter qu'en Belgique, de très grosses structures existent depuis très longtemps. «On avait, poursuit-il, un tissu de proximité qu'on a défendu bec et ongles contre la dérive de l'évolution de cette biologie.»
Ce médecin met l'accent sur l'accréditation, particulièrement onéreuse, et en même temps, sur la baisse des tarifs. «Après avoir combattu jusqu'au bout, on n'avait plus le choix. On est allés chercher du côté de Tarbes et de Lourdes pour fonder un groupe. Il a décidé de rejoindre le laboratoire Cerba. C'est ainsi que ce réseau s'est lancé dans une politique de rachat de labos.»

Pourquoi Cerba ?

«C'est un opérateur métiers avec des biologistes comme nous. Les droits de vote et de conduite de la société sont détenus par les biologistes et non pas par les financiers. Le Cerba est actionnaire majoritaire mais ceux qui le veulent gardent leurs parts.» Il permet, apprend-on, de bénéficier d'un réseau national et de faciliter les processus d'accréditation. «En étant plus nombreux, on est plus forts et cela permet de créer une proximité auprès du patient», résume le docteur Gayon.

«On a du souci à se faire»

De son côté, le docteur Alain Lacassie, directeur d'un laboratoire tarbais, déplore : «C'est un peu une révolution que j'avais ressentie. La profession s'est mal défendue. On a du souci à se faire. Ceux qui seront regroupés seront les plus forts». À la tête d'une structure de 30 salariés, ce biologiste se situe parmi les labos moyens et généralistes. Il considère : «Si vous n'évoluez plus, le chiffre d'affaires stagne». Or, il faut maintenir l'emploi. «Actuellement, on veut industrialiser un métier difficile à industrialiser.»

Un peu d'histoire

Dans les années «50», sont apparus successivement le laboratoire De Larrard à Saint-Gaudens fondé par le docteur Michel de Larrard (1951) ; le Laboratoire Larrey, à Tarbes, fondé par le docteur Pottin (1954), puis le Laboratoire De Seabra, à Lourdes, fondé par le docteur De Seabra (1955). À partir des années «70», d'autres laboratoires vont apparaître et progressivement se regrouper pour ne plus constituer que 2 groupes, en 2011 : LBC Biopyrénées à l'est, Bioadour à l'ouest. Ces laboratoires ont également créé ensemble un département agroalimentaire : Comminges Bio-Agro (CBA), spécialisé dans la surveillance de l'hygiène des collectivités et la recherche de légionelles dans les eaux (accréditation Cofrac). En 2012, un nouveau regroupement s'est effectué entre le groupe LBC Biopyrénées et le groupe Bioadour. L'ensemble de ce regroupement constitue le groupe Biopyrénées Lab.

Les laboratoires du groupe BiopyrénéesLab

Saint-Girons (laboratoire du Champ-de-Mars), Tarbes (BioAdour), Lourdes-Argelès (Alpha-Bio), Lannemezan (laboratoire Fontaine Thébault), Luchon (laboratoire Claude Pinos), Saint-Gaudens (Laboratoire De Larrard), Carbonne. PyrénéesLab représente 17 à 18 millions € de chiffre d'affaires sur l'ensemble de la structure.
PUBLIÉ LE 14/11/2012 08:05
Josiane Battoue

Lannemezan. Une décision de la direction qui fait débat


Lannemezan. Une décision de la direction qui fait débat

HOSPITALISATION LIBRE EN PSYCHIATRIE

Le collectif de défense des Hôpitaux de Lannemezan multiplie les démarches de protestation./Photo archives. - Tous droits réservés. Copie interdite.
Le collectif de défense des Hôpitaux de Lannemezan multiplie les démarches de protestation./Photo archives. ()
Le collectif de défense des Hôpitaux de Lannemezan multiplie les démarches de protestation./Photo archives.
La décision de la direction des Hôpitaux de Lannemezan de mettre en place un forfait de 41 € pour un séjour en chambre seule en psychiatrie ne manque pas de soulever des protestations.
Le Collectif de défense des hôpitaux publics de Lannemezan (Codehoplan) multiplie les démarches pour dénoncer l'instauration d'un forfait journalier de 41 € pour tout séjour en chambre seule en hospitalisation libre en psychiatrie. Ainsi, il a écrit au ministère de la Santé. Dans sa réponse du 12 octobre dernier, Marc Meunier, le chef de cabinet, rappelle que «ce tarif est fixé de manière discrétionnaire par le directeur de l'établissement et ne fait pas l'objet de validation par le directeur général de l'Agence régionale de santé». Il ajoute «qu'après contact avec le centre hospitalier, il s'avère que l'établissement s'est engagé à ne facturer ce forfait qu'aux patients bénéficiant d'une prise en charge dudit forfait par leur mutuelle complémentaire» et précise que «si, en raison de la durée de séjour, il devait y avoir arrêt du remboursement du forfait par la mutuelle, le forfait journalier cesserait d'être facturé». Le ministère des Affaires Sociales et de la Santé conclut que «le directeur de l'établissement a assuré qu'une vigilance particulière serait accordée aux incidences éventuelles de l'application de ce tarif, et notamment au traitement que lui réserveraient les mutuelles».
Le collectif s'est aussi adressé à Jean Glavany qui, dans un courrier du 27 septembre, dit «partager l'inquiétude» à propos de cette mesure. Le député s'est engagé à adresser un courrier à la ministre de la Santé pour l'alerter.

repères

Le chiffre : 10

novembre > C'était la date des rencontres nationales. Des comités de défense, à Briançon.

Le Comminges aussi «vigilant»

Pierre Izard, le président du conseil général de la Haute-Haronne, a répondu au collectif et écrit à l'Agence régionale de la santé (ARS). On peut lire : «Je tiens à vous faire part de mon inquiétude quant à l'application de cette mesure qui diminuerait l'accès aux soins.
J'espère que l'ARS pourra dissuader la direction des Hôpitaux de Lannemezan d'appliquer cette mesure potentiellement dangereuse pour la sécurité des malades et de la population».
Christian Sarrabayrouse
PUBLIÉ LE 14/11/2012 08:30

vendredi 23 novembre 2012

CAL : encore l'arbitre et la fin de match


CAL : encore l'arbitre et la fin de match

L'arbitre aura été au cœur des débats en ce dimanche./ Photo R. Barranco. - Tous droits réservés. Copie interdite.
L'arbitre aura été au cœur des débats en ce dimanche./ Photo R. Barranco. ()
L'arbitre aura été au cœur des débats en ce dimanche./ Photo R. Barranco.
Les dimanches se suivent et se ressemblent pour le CAL. Et particulièrement les fins de rencontres. Dimanche, encore, l'arbitre refuse l'essai à Cyril Lin à tout juste une minute du coup de sifflet final. Un essai synonyme de victoire, tant l'essai, s'il avait été accordé, était en bonne position et la transformation à suivre dans les cordes de Christophe Dasque le buteur. Cyril Lin regrette : «Lorsque la mêlée tourne, du bon côté, je ramasse le ballon, je franchis la ligne et j'aplatis ce que je crois être un essai valable. J'entends l'arbitre siffler et lorsque je me retourne, c'est pour voir ce dernier signifier qu'il refuse l'essai».
On ne manquera pas de rapprocher ce scénario de fin de partie de celui de Lourdes, où quasiment dans les mêmes conditions, le referee refuse de valider un essai dans les toutes dernières minutes de la partie, à ce même Cyril Lin. Là aussi, un essai synonyme de victoire en cas de transformation.
Cela pose la question, que justement tout le monde se pose : le corps arbitral éprouve-t-il quelques ressentiments à l'endroit du XV du Plateau ou faut-il voir à cet égard seulement l'effet d'aléas dus au fait que l'arbitre n'est qu'un homme et qu'à ce titre, il n'est pas exempt de commettre, en toute bonne foi, quelques erreurs de jugements.
Il n'en reste pas moins que, erreur d'arbitrage ou pas, le CAL s'est incliné sur sa pelouse. Une défaite qui arrive à un mauvais moment de la saison, eu égard au calendrier qui attend les Lannemezanais. Déplacement samedi, chez le leader Montauban, et réception de Castanet le dimanche suivant. Des Haut-Garonnais qui, tout comme les Limougeauds, sont eux aussi dans une phase spirale ascendante, qui viendront à coup sûr sur le Plateau avec des idées derrière la tête, sachant que la citadelle lannemezanaise n'est plus vierge et imprenable.
A. Maillé.