mardi 1 mars 2011

Lannemezan. Bourtoulets : ils ne renoncent pas


éducation
Enfants, parents, enseignants, élus et population, ensemble pour sauver une classe de maternelle aux Bourtoulets./Photo C. S.
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Plus de cent personnes se sont rassemblées pour protester contre la possible fermeture d'une classe en maternelle à l'école des Bourtoulets de Lannemezan.
Hier, vers 11 heures, un rassemblement a eu lieu devant la mairie de Lannemezan pour dire « non » à la suppression d'une classe à l'école des Bourtoulets. Une centaine de personnes était présente. On notait la participation d'élus, de parents d'élèves, d'enseignants, d'enfants, mais aussi d'employés communaux, solidaires du mouvement.
Sur les banderoles, on pouvait lire, notamment : « Non à la casse de l'Éducation nationale », « Touchez pas à mon maître », « Plouf, plouf, c'est toi qu'on ferme », « Nos enfants ne sont pas des marchandises que l'on compte, mais notre avenir. Parents : battons-nous ». Avec ironie, il était aussi inscrit : « l'écolle, ça cert à rien ».
Comme l'indique Sophie, parente d'élèves : « Il s'agit de mettre la pression pour être entendu et peser sur la décision ».
Lannemezan ne se résout pas à la fermeture d'une classe de maternelle qui aurait pour conséquence des effectifs à 30 élèves aux Bourtoulets.
« Le combat n'est pas perdu. S'il le faut, on occupera l'école », promet un autre parent d'élève. Une pétition a déjà recueilli plus de 800 signatures.
Les élus ne restent pas inactifs et silencieux face à cette situation. Bernard Plano, le maire de Lannemezan, a envoyé un courrier à l'inspecteur d'académie pour lui exprimer ses craintes et s'opposer à cette éventualité.
Pour Roger Pham, au nom de la municipalité de Lannemezan : « Le conseil municipal est totalement solidaire avec le mouvement des parents ». Le premier adjoint ajoute : « C'est la casse du service public qui continue. Déjà que les classes sont surchargées, ce sera pire si l'on supprime des postes. L'éducation ne peut pas être réduite à une politique comptable. Il en va de l'intérêt de nos enfants et de leur éducation pour leur futur dans la société ».
Roger Pham conclut : « L'école primaire est cruciale pour l'apprentissage de la lecture, du calcul… Les enjeux en terme d'éducation commencent là ».

Pelote basque. L'Eskualduna se distingue


Christophe Compagnet en action.
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L'Eskualduna de Lannemezan a encore, cette année, deux équipes en finale du championnat de Bigorre qui se déroulera le 26 février, à Lannemezan.
En 3e série, la paire Jean-Philippe Hourclé-Nicolas Recurt s'est imposée en demi-finales, face à Soues, sur le score de 35-12. En 2e série, la paire Christophe Compagnet-Philippe Malet a aussi remporté sa demi-finale contre Barbazan, sur le score de 35-26.
Joli parcours pour ces deux équipes qui représenteront prochainement le club et la pelote basque du Plateau à domicile.

Lannemezan. Le point à Carbone Savoie


entreprise
Stéphane David (directeur de l'usine de Carbone Savoie Lannemezan), Guillaume de Goys (directeur de l'usine Carbone Savoie de Vénissieux) et André Martel (directeur de production de Carbone Savoie, usine de Notre-Dame de Briançon)./Photo NR.
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L'entreprise Carbone Savoie de Lannemezan retrouve son dynamisme et entrevoit de belles perspectives avec une production à la hausse et des embauches.
Après un premier semestre 2010 difficile, en sous-activité du fait de la crise, l'entreprise Carbone Savoie de Lannemezan, leader mondial pour la fabrication des blocs de côté des cuves d'électrolyse, est repartie sur une belle dynamique. Déjà, le second semestre 2010 avait laissé naître de beaux espoirs avec une reprise de l'activité et la mise en place d'une équipe supplémentaire. Résultat : l'entrée d'une dizaine d'intérimaires.
« Les objectifs ont été atteints, en 2010, avec zéro accident sur les opérations de production et une production à l'atelier d'usinage conforme aux prévisions », se réjouit Stéphane David, le directeur du site de Lannemezan.
En 2011, Carbone Savoie espère porter la capacité de production de 4.000 à 6.500 t. Des projets d'investissements sont prévus pour, notamment, améliorer la productivité et les conditions de travail à la chaîne de collage-emballage.
L'environnement fait aussi partie des priorités avec des mesures de réduction de la consommation énergétique et la maîtrise des rejets.
Six embauches ont eu lieu en janvier dernier, une deuxième vague de recrutement devrait être réalisée en cours d'année.
« Nous voulons continuer sur notre dynamique. Je n'ai pas de crainte particulière pour l'avenir », ajoute Stéphane David qui ne perd toutefois pas de vue que la moyenne d'âge dans l'entreprise est de 50 ans et qu'il convient de préparer l'avenir par l'intégration progressive de jeunes.
« On se serre les coudes pour aller de l'avant car on est sur le même bateau », aime à répéter le directeur de l'usine de Lannemezan qui « a confiance en ses équipes pour atteindre la performance ».
Rappelons que l'entreprise Carbone Savoie emploie 65 salariés sur le site de Lannemezan et fait partie du groupe Rio Tinto, dont le plan de réindustrialisation de l'activité est aujourd'hui cité en référence au niveau national.

Lannemezan. Plus de 200 personnes pour s'informer sur le Wimax


environnement
La salle des fêtes de Lannemezan était bien remplie./Photo J.-C. D.
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Plus de deux cents personnes ont assisté, à la salle des fêtes de Lannemezan, à la réunion d'information du collectif d'associations qui s'est créé contre l'installation d'antennes Wimax. Ouvrant le débat, Jean Adoue, président du collectif, a précisé : « Il ne s'agit pas de combattre la numérisation. Au contraire, nous en voulons plus mais pas au risque de danger majeur sur la santé de la population ! Notamment des enfants en bas âge. Même si c'est une aberration économique de déployer un second réseau de fibre optique à côté de celui déjà existant, le problème se situe ailleurs, dans la connexion du complément Wimax estimé polluant pour desservir les zones dites blanches (7,3 %). Ce système est jugé obsolète et refusé de plus en plus en Europe et en France ». Pour le docteur Christian Bordes : « Il ne s'agit pas de comparer la nocivité des ondes électro magnétiques, c'est prouvé ! Mais de réagir contre celle du Wimax qui inonde en permanence, sans distinction, toute la population, connecté ou pas. On ne va pas rejouer le ' On ne savait pas' du Médiator et attendre les victimes pour réagir ». Dans ce sens, les associations et des particuliers ont déposé des plaintes contre X… auprès du procureur de la République pour atteinte à la santé, engageant ainsi la responsabilité des décideurs de ces installations.
D'autres plaintes pour abus sociaux ainsi que le dépôt du dossier du projet à la Cour des comptes régionale pour examen sont également en cours.

Lannemezan. Un partenariat mer-montagne


saisonniers
Les jeunes du secteur de Lannemezan qui sont allés à Lit-èt-Mixe pour trouver un emploi saisonnier sur la côte landaise./Photo DDM.
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Le Gipe de Saint-Lary et la Mission locale de Lannemezan ont œuvré, en commun, pour aider les saisonniers du secteur à trouver un emploi à la mer, pour la saison d'été.
Le Guichet initiative pluriactivité emploi (Gipe) de Saint-Lary, qui gère environ 1.000 saisonniers par an, a répondu à une demande de la plateforme de services pour l'emploi des saisonniers (Nomad') de Mimizan. Il s'agissait de proposer un emploi pour une saison d'été sur la Côte landaise à des personnes qui font la saison en montagne. La mission locale de Lannemezan a été associée au projet.
« Grâce à ce partenariat, nous avons amené quatorze jeunes du secteur de Lannemezan à Lit-et-Mixe. Ils ont ainsi rencontré, dans un cadre privilégié, avec des échanges directs et conviviaux, neuf dirigeants de campings. Des propositions d'emploi ont été faites », indique Nathalie Palacin, la responsable du Gipe. « Pour les jeunes qui n'auraient pas été retenus lors de cette opération, les recruteurs se sont engagés à les parrainer vers d'autres structures susceptibles d'être intéressées par leurs candidatures », ajoute Valérie Pomiès, la responsable de l'antenne Mission locale de Lannemezan.
Un nouvel horizon s'ouvre donc pour les saisonniers qui travaillent en vallée d'Aure et du Louron.
« Avec ce type de partenariat, tout le monde est gagnant. Les saisonniers qui se voient offrir des opportunités d'emploi pour travailler sur une plus grande période et les structures comme les nôtres qui gagnent en efficacité pour mieux accompagner les personnes dans leur démarche d'insertion professionnelle », explique Valérie Pomiès. « Avec ce partenariat mer-montagne, les personnes stabilisent leur situation professionnelle et personnelle », se réjouit Nathalie Palacin.
Cette première opération de recrutement et d'échanges entre la Côte landaise et la vallée d'Aure et du Louron en appelle d'autres. Par leur présence et leur implication dans ce projet, les jeunes ont manifesté leur intérêt pour cette démarche.
« Ainsi, saisonnalité ne rime plus avec précarité », concluent, de concert, la responsable du Gipe et de la Mission locale.

Lannemezan. La crèche La Marelle a ouvert ses portes


petite enfance
Françoise Castan, gérante du groupe La Marelle (2e à partir de la gauche), entourée d'une partie du personnel de la crèche./Photo A. M.
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Depuis le 1er février, la crèche La Marelle a ouvert ses portes. Sur le principe que les entreprises adhérentes réservent à l'année des places pour les enfants de leurs salariés.
Depuis le 1er février, la crèche interentreprises La Marelle a ouvert ses portes, rue des Cités, face à la zone commerciale du Plateau. L'établissement, d'une capacité de 40 places, accueille des bébés et des enfants âgés de 10 semaines à 3 ans, en accueil régulier, et jusqu'à 6 ans en accueil occasionnel. Bien que destinée à recevoir des enfants dont les parents sont employés dans les entreprises ou les collectivités de Lannemezan, et plus largement du Plateau et des environs, La Marelle reçoit aussi les enfants de particuliers. Sur le principe, les entreprises adhérentes retiennent à l'année une ou plusieurs places qui sont réservées t aux enfants de leurs salariés. À ce jour, déjà plusieurs places sont d'ores et déjà réservées.
Le projet, d'un coût global de 600.000 €, a été porté par le groupe toulousain La Marelle, qui n'en est pas à son coup d'essai pour avoir déjà construit un établissement similaire à Toulouse-Montaudran, et pour avoir en projet à Toulouse-Bordelongue une autre crèche dont les travaux vont débuter très prochainement.
Repas, goûters et collations « bio »
Françoise Castan, la gérante du groupe La Marelle, indique que ce projet n'aurait pu voir le voir sans le concours de la Caisse d'allocations familiales des Hautes-Pyrénées (CAF), qui a apporté son concours financier à hauteur de 600.000 €, sans l'aide de Bernard Plano, le maire de Lannemezan, et l'appui du Comité de développement économique des Hautes-Pyrénées (CDDE).
Et d'ajouter : « Actuellement, la crèche compte 9 salariés, mais ce chiffre va monter en puissance au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux enfants. Tous les personnels sont diplômés. Les repas des enfants, ainsi que les goûters et les collations sont confectionnés sur place, par le restaurant Plaisir des papilles, mitoyen de la crèche sous label bio, sont équilibrés et variés, grâce au concours d'une diététicienne attachée à la crèche ». A. Maillé
Contact : La Marelle, 14, rue des Cités, 65300 Lannemezan, tél. 09.72.23.46.21.

Arrens-Marsous. Arrens à fond


M. Fabre, J.-P. Da Costa, Ph. Lanne, V. Artigalas, B. Plano et J.-J. Lanne dans le dernier bâtiment du GAEC Le Bretou./Photo J. G.
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Réunion de travail entre le maire Marcel Fabre et ses conseillers G. Moliner, J.-P. Da Costa et V. Artigalas (conseillère régionale) et leurs visiteurs, Bernard Plano (conseiller général et président de MPE) et M. Peybernes, DGA, avec pour fil rouge l'économie et la promotion du Val d'Azun et plus particulièrement de la commune.
La visite du GAEC Le Bretou de PH. et J.-J. Lanne.
Fondé en 1999, c'est une exploitation bovine qui a bénéficié d'aides de la région. Ils sont membres du GAB 65 qui est aussi sur les tablettes de la région Midi-Pyrénées qui est la championne française du bio avec 47.000 exploitations. Elle accompagne les agriculteurs qui veulent se tourner vers le bio et leur apporte son soutien financier. La vente directe est la source de revenus de ce GAEC.
M. Plano suggère d'aller vers la diversification des produits en proposant des plats cuisinés, si ce n'est déjà fait, ou d'autres produits à imaginer et mettre en place.
L'hôtel d'entreprise qui va voir le jour sera construit à l'entrée de Marsous, pas loin de la nouvelle déchetterie en cours d'aménagement. M. Cousin, architecte de Lourdes, présente le projet qui comprend huit ateliers répartis en cinq bâtiments conçus sur le modèle des granges d'ici.
Non, les toits ne seront pas en tôle mais en ardoises et s'intégreront dans le paysage du Val d'Azun. Coûteux (817.000€), ce projet répond pourtant à une demande.
D'ores et déjà, six demandes de locations, pour l'essentiel par des locaux. La région apporte une subvention de 99.400€ et le département 73.050€. Il manque l'État.
J.-P. Cazaux présente le projet de label ou de marque propre à la production fromagère de la vallée et éventuellement l'étendre aux autres productions : bovins, ovins, etc., pour valoriser et vendre l'agrotourisme.
Avec le concours de l'Adefpo, des fromagers se sont lancés dans la démarche d'une formation.
Top info : EDF entreprend la construction de 30 bureaux à Arrens.
Qui a dit que le Val d'Azun ne bougeait pas ? Qui ?